Flat design is tech driven by peeps and it’s beautiful

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Yesterday during a conversation with tech guys, I understood that among many other advantages, flat design had the ability to load pages faster.

We can easily assume that the fast adoption of broadband access didn’t satisfy people but made them craving more and more speed and responsiveness when accessing services.

I like the story behind flat design. This is people driven innovation for several reasons:

  • the lagging issue
  • the compatibility between devices
  • the ease of reading and finding information

It took a lot of years to get out skeuomorphism. Now we are because of people. Eyes wet.

 

Qu’est-ce qu’on expose dans les musées ? Les sculptures ou les schémas qui ont présidé à leur réalisation?

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On ne répétera jamais assez que “les idées non exécutées sont des hallucinations“.

L’exé-cu-tion. Qu’il s’agisse d’innovations ou d’inventions. Malgré les effets de diligence. Les premières voitures automobiles, mêmes inspirées des voitures tirées par les chevaux, sont la matérialisation d’un fantasme. Les Google Glasses, bien que très laides, incarnent un rêve.

Qu’on travaille dans la communication, les médias, le design, l’événementiel, l’ingénierie, la littérature, la pâtisserie ou l’ébénisterie, tour se résume toujours à un objet produit.

Question : qu’est-ce qu’on expose dans les musées ? Les sculptures ou les schémas qui ont présidé à leur réalisation?

Si les huiles décident d’instituer un mouvement (cf. l’histoire du cubisme et de l’effet Picasso) pour des raisons (et des délais) plus ou moins arbitraires, l’objet survit à la pensée. C’est peut-être un effet pervers de notre civilisation de l’avoir au détriment de l’être mais c’est comme ça.

Voyons-y une preuve de respect vis-à-vis des gens : un objet ne doit pas être livré avec un mode d’emploi. Chacun est libre de livrer sa propre interprétation. C’est l’évolution de l’histoire de l’art, depuis l’objet sacré et unique, suivi de l’idole reproductible, à la création d’expériences interactives.

Arrête l’école et viens fabriquer des trucs !

Notre Lien Quotidien Zeitgeist 2012

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Meilleurs voeux pour cette nouvelle année à venir ! En guise de premier article 2013, voici une compilation des faits marquants de l’année passée sur Notre Lien Quotidien.

Tout d’abord, merci à tous. Vous faites vivre ce blog. Vos visites et vos contributions le portent.

En 2012, NLQ a observé environ 120 000 visites.  Je ne dispose pas des comptes de visiteurs uniques (ce blog n’a jamais souhaité se monétiser) mais si l’on en juge par la dernière mise à jour WordPress qui apporte cette granularité, on constate une moyenne de 1,75 visites par visiteur sur le mois de décembre dernier. En outre, le nombre de visites est en croissance continuelle depuis 5 ans.

Tous articles confondus, les hits 2012 sont :

  1. Children with swag
  2. Une petite critique du talon aiguille
  3. Friendzone et distance sociale – quand les collégiens font allégeance à la sociologie
  4. Le fénomène fixie : un vélo purement bobo
  5. Détente : 10 idées publicitaires presque abouties

Les articles ayant été écrit en 2012 les plus lus cette année sont :

  1. Children with swag
  2. Monster : l’autre Red Bull qui fait flancher nos conceptions de la différenciation en marketing
  3. Le retour inquiétant du sexisme dans la pub
  4. Le skeuomorphisme : raccourci sémiotique vintage
  5. Analyse de la campagne Toyota GT-86 ou Comment vendre une voiture de sport analogique à des gamers (merci Olivier !)

Attention : la majorité des lecteurs lisent les articles depuis la page d’accueil. De fait, la véracité de ces infos est à prendre avec des pincettes.

Les 10 mots clefs ayant conduit les internautes à ce blog :

  1. swag
  2. dieux du stade
  3. talon aiguille
  4. photo swag
  5. piet mondrian
  6. friend zone
  7. image swag
  8. logo publicitaire
  9. vague
  10. principe de dilbert

Par ordre d’importance, les premiers contributeurs au trafic de ce blog sont (hors moteurs de recherche) :

  1. facebook.com
  2. twitter.com
  3. netvibes.com
  4. Google Reader
  5. journaldugeek.com (j’y commente fréquemment les articles)

La France, la Belgique et le Canada sont les trois premiers pays lecteurs.

Merci à tous et bonne année !

Le reverse skeuomorphisme indique l’état de maturité de la digitalisation du monde

A rebours de la métaphore employée pour faire la pédagogie du web aux grandes masses, on ne répétera jamais assez qu’il n’y a pas de différence entre le réel et virtuel. Le digital est un calque, une noosphère* non organique (à des degrés de pénétration malheureusement encore trop épars).

Aussi, on voit depuis mois apparaitre de objets analogiques mais nés digitaux (au sens technologique du terme).

Dans le sens inverse, il s’agit de skeuomorphisme (comment un objet digital adopte le look d’un objet analogique pour favoriser l’affordance).

L’interpénétration digitale/analogique constituent une preuve intéressante de la thèse énoncée plus haut. Les objets, les idées, les inspirations circulent.

Il est amusant de constater que l’effet de diligence semble passé, l’ancien se joue du nouveau sans complexe… Un peu à la manière des autos qui revisitent un design rétro.

En espérant que les marques sauront observer ce qui se passe et en tirer le meilleur.

*Pour le fun, un petit deck sur la noosphère :

Le skeuomorphisme : raccourci sémiotique vintage

Déniché par Sébastien il y a quelques jours, le concept de skeuomorphisme (du grec skeuos – l’outil et morphe – la forme) est passionnant.

Il désigne la forme d’un objet nouveau empruntée à un objet ancien.

Une image vaut 1000 mots, aussi, les exemples sont innombrables : pensez aux corbeilles sur nos bureaux d’ordinateur, aux boutons sur les sites web, aux enjoliveurs d’auto à rayons, aux icones de la plupart des programmes informatiques (l’e-mail ou les dossiers), les effets vintage appliqués aux photos d’Instagram ou d’Hipstamatic…

Une quantité incroyable d’objets réels ou virtuels doivent leur design à des artefacts anciens et identifiés.

Cela illustre parfaitement le fameux effet de diligence, postulant que les usages de chaque nouvelle technologie commencent toujours pas s’inspirer de celle qu’elle remplace : les wagons de train étaient dessinés en forme de diligence, la photographie a commencé par imiter la peinture, la télévision filmait des pièces de théâtre…

C’est un des critères de reconnaissance des génies : ils appartiennent à la caste de ceux qui dépassent l’effet de diligence pour développer des usages propres à une technologie : Méliés au cinéma, Loewy est les locomotives, Apple et le multitouch…

A quoi sert le skeuomorphisme? A régler une problématique d’affordance. Afin de signifier le plus efficacement leur fonction ou leur nature, les nouveaux objets gagnent à emprunter des formes familières. C’est un raccourci.

C’est pour cette raison qu’arrivé à un certain point, certains designers s’agacent du skeuomorphisme omniprésent sur le web ou dans les UX (voir cette courte vidéo) :

MàJ : Merci pour cet article Sylvain

MàJ : quelques exemples ici.