10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #305

1.Faire un tabac a une étymologie qui se confond avec le tabas, aka. donner des coups (cf. tabasser), aka. applaudir. Merci Victor

2.

3. Les mythes de l’as de pique, entre légendes de guerre et racisme.

4. Cette époque où les logos étaient en 3D (cf. le cas plus récent de LG). Merci Florent

5. Le terme bécane vient de l’époque où les machines fonctionnaient à la vapeur (leur béc sifflait).

6. Un million d’habitants de Beijing vivent dans des abris anti-atomique, construits durant la guerre froide.

7. Un leporello est un livre plié en accordéon. Il fait référence au valet de Don Juan qui présente à Donna Elvira la liste des conquêtes de son maître pliée en accordéon. Merci Maud

8. Un psychologue pense que le M de McDonalds fait référence à la mère de manière subconsciente.

9. Le second marché pèse 10% du chiffre d’affaires des sneakers aux USA.

10. La radio reste le média qui inspire le plus confiance dans le monde (très loin devant les réseaux sociaux).

Parlez-vous robot ? Comment l’automatisation va tuer 80% des agences de pub

evolution robot humanoide ecriture

Ah certains égards, la créativité apparait comme le rempart ultime à l’automatisation des tâches. Un robot est incapable d’avoir une idée.

Pourtant en y regardant de plus près, le chiffre d’affaire de l’industrie de la publicité repose sur des tâches à faible valeur ajoutée : déclinaison, production, suivi de projet.

La journée type d’un salarié se décompose en 1/3 de reporting, 1/3 de réunion, 1/3 de production. 2/3 de son activité pourrait être organisée par un logiciel mêlant avec habileté trafic et reporting ; Slack pour ne citer que lui.

Aujourd’hui une partie croissante des publicitaires sont des chef-opérateurs : dans le CRM, dans les agences médias, dans le web-marketing.

Cette configuration va s’étendre à d’autres sujets : la génération de messages en achat programmatique ou CRM, la gestion de projet via un logiciel auto-apprenant, la publication de posts sur les réseaux sociaux, la définition d’une stratégie sur la base d’une machine à benchmarker une catégorie, l’élaboration d’une UX via des templates.

La publicité vit sa révolution industrielle.

Nous aurons toujours besoin de grandes idées reposants sur des vérités humaines profondes.

Le problème c’est que ce notre modèle économique n’est pas celui de l’idée mais celui de la production.

A la manière du secondaire, le tertiaire est en train de se scinder entre la conception et la production, les idées et la fabrication.

L’outsourcing en Ukraine n’est qu’une étape transitoire.

Préparez-vous à parler robot.

Les fermes à contenus s’automatisent : l’ère Tricatel investit les rédactions

Comme évoqué il y a quelques jours, l’enjeu d’un journaliste n’est plus d’avoir des idées de papiers mais de les produire à la vitesse de la lumière sur toutes les plateformes qui composent les multiples couches de revenus d’un producteur, aka. un journal / chaine de télévision, son écosystème social, des services tiers (agrégateurs, licenseurs…), rediffuseurs…

Dans le cas d’un programme TV, il y avait traditionnellement 3 vies : vente sur marché locale, vente à l’export puis revente de fin de vie.

Ce cycle de vie semble d’être démultiplié. Quasiment à l’infini.

Pour assurer la production et l’adaptation de ces contenus, deux options : mechanical turk ou des bots. Les humains sont trop chers.

Donc Le Monde fait écrire des articles à des robots (exemple d’un soir d’élection ou 30 000 articles ont besoin d’être écrit en quelques heures), ou Automated Insights écrit à la chaine des tonnes d’articles.