Unplugging is the new texting threat: why brands shouldn’t disclose their lack of consumer understanding

 

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This recent French survey indicating that texting isn’t a threat for orthograph is a blessing.

Despite being widely popular, texting has been considered dangerous for our kids since 160 characters ask for tricks to tell the most in the tiniest space (remember when we were billed one text at the time?). Even if this deal has been evolving with smartphones, texting was a ideal target for tech sceptics, as for others scapegoats such as video games or e-cigarettes.

Don’t get me wrong, it’s not that new technologies cannot harm anything. iTunes killed music majors and Amazon killed books majors. But from a consumer perspective, people still crave listening to new bands and reading books. Because new players fight for empty spots, they offer alternatives, new forms show up, new grammar flourish.

For the music it was streaming, downloading, socializing, scrobbling, co-creating, playlisting, datamoshing, lib dubbing, youtubing… For reading it was e-books, e-comics, texting, tweeting, abbreviating, OMGing, LOLing, second screening TV shows…

We shouldn’t fear novelty, it’s always bringing something fresh and engaging.

So I’m still nervous when brands mock people using smartphones. It’s the same as fearing texting. Even if the iPhone came out 7 years ago, lots of brands try to get people to unplug.

Are they stupid? Besides showing everybody that ad men don’t get us and fear the change, it’s just pissing consumers off.

Brands shouldn’t be reactionary, especially when they all whine for lacking innovation and momentum. So sorry to be abrupt but these kind of stunts are stupid (even the UNICEF one):

On the magic of touch points and our ability to blindly believe what we’re be told

All+in+all+you+re+just+another+brick+in+the+wall

Even if channel planning holds a poor status of rational/boring activity within the industry, touchpoints are still hazed of a magic mist.

Here, the law of the instrument is roommating with cratylism (cf. this former article).

Besides strongly relying on things as they come, we confuse means and ends. We tend to think that mobile contents must be consumed on-the-go or hot content in-the-now. Thanks God, things are a bit more complex.

Messages and channels are not only means, they’re false means.

TV can be engaging (think about great commercials or second screen apps) where mobile can be top down (think about SMS, newsletter or emailing). Luxury brands talks irreverently, private labels adopt premium codes.

We shouldn’t curb our enthusiasm with false categories.

Great creativity happens by using and seeing things differently.

Fuck walls.

Face à l’ubiquité de la technique, le langage SMS va sauver le monde

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Conformément à son habitude, Hubert Guillaud pose les bonnes questions : oui, les algorithmes font évoluer notre langage (cf. cette note).

Face au raz-de-marée technologique, deux approches sont possibles.

A. S’en moquer. C’est la voie du progrès, le cours de l’histoire, personne n’y peut rien, autant s’adapter, nous nous en sommes très bien sortis jusqu’à présent.

B. S’en défier. Niquer le système, braconner la machine, être plus malin que l’ordinateur (#double sens équivoque).

Si tu optes pour le plan B, sache que tout jargon est plus compliqué à comprendre pour une machine, donc potentiellement subversif. Sache également que le jargon étant moins institué, il a plus de facilité à évoluer dans le temps et en fonction de ses utilisateurs, et donc de passer perpétuellement sous le radar de l’algorithme.

Le langage SMS est un braconnage de haut-vol, pas un hold-up sur la langue française.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #137

1. Wiko : une marque française de smartphone. Merci Daniela et Maud

2. La valeur des lettres au Scrabble a été assignée en fonction d’une Une de journal américain de 1930. Le débat de revalorisation des lettres fait rage (PS : scrabble vient de scribble > griffonner).

3. Pourquoi un tweet mesure 140 caractères :

Et puisque la longueur standard mondial pour la longueur d’un SMS est de 160 caractères, les fondateurs de Twitter se sont imposés cette limite pour qu’une personne ne se retrouve pas noyer sous 3 ou 4 SMS pour une seule réponse. 3 ou 4 SMS pour un message, ça serait prendre le risque qu’une partie du message arrive après, voir n’arrive pas du tout.

140 caractères, c’est dont la limite que Twitter imposes à vos tweets, laissant 20 caractères pour le nom d’utilisateur. De cette façon, quiconque recevant un Tweet par SMS aura un et un seul SMS par Tweet, sans jamais que cela ne déborde sur d’autres SMS mettant plusieurs minutes à arriver.

4. Ajusté à l’inflation, la plus grosse valorisation boursière de l’histoire revient à la première société introduite en Bourse, the Dutch East India Company (une compagnie maritime dédiée aux épices) estimée à 7 400 milliards de dollars (10 fois plus qu’Apple au plus haut en été 2012).

5. L’accent transatlantique – bcp entendu au cinéma – a été inventé de toute pièce par les les Américains snobs.

6. Le kibozing, ancêtre de l’ego-trip digital.

7. Ça s’appelle un maneki-neko :

maneki neko

8. Amour délice et orgue sont les 3 mots masculins au singulier et féminins au pluriel. Merci Edouard

9. Les hommes-taupes de NYC.

10. Il y a plus de gens qui ont travaillé sur la construction de GTA5 que sur Notre Dame de Paris. Les jeux vidéo sont nos monuments modernes. Merci Fibre.

Le triomphe des littéraires : pourquoi la data devient smart grâce au texte

Le meme : une des milles nouvelles écritures née ces dernières années

Pas un jour ne passe sans qu’on nous rabatte les oreilles avec la big data et le nouveau paradigme du tout mesurable. On se quantifie, on travaille son personal ROI, on manage sa maison à distance… Selon les termes des ingénieurs, tout devient smart.

Ce triomphe apparent de la science dissimule avec peine un retour en grâce de la littérature. La data ne naît pas smart, elle le devient, grâce au texte.

Primo, nous lisons chaque jour un peu plus, sous des formes de plus en plus variées : livres, e-books, bd, mangas, magazines, SMS, blogs, réseaux sociaux… N’en déplaise aux totalitaristes et autres obsédés du mono-format : l’écriture n’a jamais été aussi vivante.

Cette multiplication des formats porte en son corolaire une évolution des modalités d’écriture : syntaxes, formats, grammaires et figures s’adaptent petit à petit à leurs nouveaux chez-soi, pour le plus grand plaisir des rédacteurs et des lecteurs. Aucun secteur ne passe à côté de cette aubaine littéraire : les livres et les comics s’adaptent au cinéma, le cinéma se décline en jeux vidéo, le jeu vidéo génère des jeux de plateaux, le jeux de plateaux des jeux télévisés, des jeux télévisés des magazines, les magazines des blogs… Tout le monde inspire tout le monde, c’est l’état de grâce.

Dans les métiers de la communication, si le slogan a perdu de sa superbe, la pub se fait désormais contenu de marque et redonne ses lettres de noblesse au texte : dans des romans, au cinéma, à la télé ou sur des points de vente. On nous propose des expériences, on nous donne des recettes, on nous raconte les histoires des marques, on nous fait lire des manifestos, les codes se multiplient, on gère des communautés en ligne, le jargon vit un âge d’or, une auto-régulation se met en place…

Tout est texte, tout est langage.

Vive l’écriture !

MàJ : un point de vue sur les algorithmes.