Parlez-vous robot ? Comment l’automatisation va tuer 80% des agences de pub

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Ah certains égards, la créativité apparait comme le rempart ultime à l’automatisation des tâches. Un robot est incapable d’avoir une idée.

Pourtant en y regardant de plus près, le chiffre d’affaire de l’industrie de la publicité repose sur des tâches à faible valeur ajoutée : déclinaison, production, suivi de projet.

La journée type d’un salarié se décompose en 1/3 de reporting, 1/3 de réunion, 1/3 de production. 2/3 de son activité pourrait être organisée par un logiciel mêlant avec habileté trafic et reporting ; Slack pour ne citer que lui.

Aujourd’hui une partie croissante des publicitaires sont des chef-opérateurs : dans le CRM, dans les agences médias, dans le web-marketing.

Cette configuration va s’étendre à d’autres sujets : la génération de messages en achat programmatique ou CRM, la gestion de projet via un logiciel auto-apprenant, la publication de posts sur les réseaux sociaux, la définition d’une stratégie sur la base d’une machine à benchmarker une catégorie, l’élaboration d’une UX via des templates.

La publicité vit sa révolution industrielle.

Nous aurons toujours besoin de grandes idées reposants sur des vérités humaines profondes.

Le problème c’est que ce notre modèle économique n’est pas celui de l’idée mais celui de la production.

A la manière du secondaire, le tertiaire est en train de se scinder entre la conception et la production, les idées et la fabrication.

L’outsourcing en Ukraine n’est qu’une étape transitoire.

Préparez-vous à parler robot.

La dernière vague de Wave by UM démystifie la consommation de contenus

On aime bien la 8e vague de l’étude Wave d’UM.  Quelques points importants à garder en tête :

Slide 9-44 : ce que les gens partagent n’est pas forcément la même chose que ce qu’ils estiment. Du coup en fonction de vos objectifs, vous n’allez pas forcément penser les mêmes idées si vous souhaitez faire de la notoriété ou de l’engagement (par exemple).

Slide 15 et 16 : pour les Millenials, exister c’est inspirer – de manière quantitative. La popularité se mesure. Ce n’est pas une blague ou une vue de l’esprit. D’où des nouvelles vedettes qui se confessent en vidéos depuis leurs chambres mal rangées.

slide 40 : certains usages sont d’ores et déjà plus mobiles que desktop : glander, socialiser, snacker de l’info, networker professionnellement. Soit 80% des idées que vous avez eu dans vos agences l’année dernière. Pensons mobile.

Slide 41 : découverte d’une campagne intéressante via une story sur Snapchat par le gouvernement néo-zélandais.

Slide 46 : magie du contenu à valeur ajoutée qui donne envie d’acheter le produit…

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #227

1. La jolie histoire du nom de la guitare de B.B. King : Lucille.

2. Seul un quart des travailleurs dans le monde ont un emploi stable.

3. La période de la vie où les Américains sont le plus stressés se déroule entre 18 et 33 ans.  (Aucune indication sur l’universalité de ces chiffres).

4. Pourquoi Edison utilisa hello – alors qu’ahoy était l’interjection la plus populaire du moment – pour introduire les conversations téléphoniques. Une histoire de joie.

5. Avec 5000 journalistes accrédités, le festival de Cannes est le deuxième événement le plus médiatisé au monde.

6. Une étude britannique montre que les hommes se regardent dans un miroir en moyenne 23 fois par jour, soit 7 occasions de plus que leurs partenaires féminines.

7. Grandeurs et unités : la tapée, la chiée, la couche. Merci Sarah

8. Snapchat pèse 75% du trafic social de Vodafone au UK.  Merci Kevin

9. Comment les smartphones ont tué les chewing-gums.  Merci Mathieu

10. Se persuader qu’on a bien dormi permet de tromper son métabolisme.

Grok This, Skip That 4 : les apps du moment qu’il faut avoir essayé

Très bon talk sur le marketing digital de Rohit Thawani, patron des internets chez Chiat Day Los Angeles.

0-3′ : Un petit rappel utile de l’humilité qui doit hanter chacun de nos actes publicitaires.

3-5 : petit topo sur les Millenials américains.

5-14′ : les plateformes de messagerie éphémère oà qui ils consacrent leur attention. Snapchat. Yo. ScreenPop. Yik Yak. Whisper. Secret. Rooms.

14-19′ : Les apps de rencontre. Tinder. Bumble. Luxy. Coffee Meets Bagel. Hinge

19 : Les apps de messageries groupées. Kik. Firechat. Rapchat.

Bottom line : vos stratégies d’activation ne sont pas one-size-fits-all. Il faut s’adapter aux canaux dans lesquels on s’aventure.

Ca vous surprend?

Creative technologists should’nt despise media planners

Uselessness is gorgeous
How many artists question our functionalism thru uselessness? Are you willing to be part of the club?

The brand new job of creative technologist isn’t that new.

It’s basically knowing about your tools to come up with stuff never done before or brilliantly smart and savvy.

Everyone working with some kind of tools is a creative technologist: the plumber, the carpenter, the sewer, the powerpointer.

Thus, creativity is a matter of constraint. A good idea marks a sweet spot between people, context, timing, content.

Snapzheimer is a sheer case of creative technology. This is almost perfect.

What makes it imperfect is a matter of audience.

Smartphone + Snapchat + hashtag is probably the worst combination ever to get in touch with people willing to help / be informed of Alzheimer risks, aka seniors.

This very little matter makes this perfect case of creative technology a perfect case of irrelevance.

Maybe you’re into chindogu?