Le dark social fait relativiser la représentativité du social listening

L’intérêt de la vie, c’est qu’on en apprend tous les jours. Savez-vous par exemple ce qu’est le dark social?

Il s’agit du trafic qui arrive sur un site autrement que :

  • par lien sur un site (referral)
  • par search (google)
  • directement en tapant l’adresse dans la barre d’adresse de votre navigateur.

Le dark social désigne les sources de trafic qui arrivent via :

  • le navigateur à l’intérieur des apps mobiles (facebook, twitter…)
  • email
  • chats (whatsapp, slack…)

La société Radium One estime que 70% du trafic social est dark (un chiffre qui monterait à 82% sur mobile). C’est donc indispensable de le prendre en compte quand vous souhaitez évaluer les performances de votre plan, muscler votre stratégie social média, vous faire une opinion sur ce que les gens disent ou comprendre ce qui se passe sur votre site.

Le dark social, c’est aussi le symbole d’échanges plus intimes, moins publics. Adidas en joue dans certaines villes où ses communautés de sportifs se retrouvent sur Whatsapp.

Bref, avant de vous exciter, dites vous bien que de la même manière que la plupart des conversations se produisent offline, celles qui se produisent online ne représentent que la face immergée de l’iceberg.

Comment ne pas rentrer seul dans une soirée social media

J’adore ce genre de malaise.

Genre tu veux embrasser la fille et elle te fait la bise.

Si tu veux éviter la friend zone et que tu es en ce moment sur un pitch ou dans une relation qui sent la migraine, regarde ça (ça vient d’ici) :

goals-paid-social-media-campaign

Sous-titre pour les boloss :

  • Les marketeurs sont confiants dans la capacité du social media à générer du business incrémental. Donc évite de leur sortir ta punchline fanée « Facebook c’est que du reach ».
  • Les marketeurs n’aiment pas l’engagement organique, ils veulent générer des leads dans leur propre écosystème. Parce que les réseaux sociaux les tondent. Donc tu évites de dire d’un air narquois qu’il faut du « snack qui engage ». En fait il faut des trucs de porcs qui font cliquer, peu importe la forme.
  • Le social media c’est genre 3% max des investissements médias d’un annonceur. Donc quand tu lui expliques que ça fait de l’image, ça lui donne l’impression que tu n’as vraiment rien compris au système. Genre tu portes un tuxedo pour un date au macdo, genre tu fais le mec sérieux alors qu’on est dans une soirée détente.

Allez soit fort mon cadet.

 

De riches enseignements sur les usages liées aux plateformes vidéo

facebook youtube long tail

Excellent deck d’Ogilvy sur les plateformes vidéo, propulsé par le non moins excellent Xavier, sur le newsfeed de SlideShare (la fonctionnalité la plus indispensable de cette plateforme qu’on n’ose pas appeler un réseau social tant son développement est incompréhensible).

En synthèse : de par son ADN étroitement lié à Google, Youtube possède une culture de la long tail et de l’infinité de contenus répondant à une infinité de problématiques. Facebook étant historiquement un réseau social, il est plus adapté au partage et à l’engagement, donc pour générer de la viralité.

La question n’est donc pas laquelle des deux est la meilleure mais quelle est la stratégie et quels sont les KPIs qui en mesureront le succès. Malgré d’excellentes fonctionnalités de médiatisation, Youtube est idéal pour résoudre des problèmes et créer de la valeur sur le long terme : un sujet de préférence de marque donc. Là où Facebook est plus fort pour pousser du contenu et le viraliser : un sujet de notoriété.

Dernier point intéressant, la slide 16 pose clairement les enjeux business de chacune des 4 plateformes vidéo benchmarkées :

  • Youtube doit pousser encore plus son fond de catalogue pour ne pas dépendre des labels musicaux
  • Facebook va devoir créer une politique avantageuse à destination des créateurs sous peine d’être officiellement pénalisé par le piratage (ça commence déjà).
  • Instagram et Vine ont plus ou moins le même souci : démocratiser le medium vidéo, aujourd’hui réservé aux professionnels.

Mark Ritson: « social media is a social media »

cigar guy

Qu’on soit d’accord ou pas avec lui, ces réflexions sur le potentiel des réseaux sociaux pour construire une marque ont le mérite d’exister.

Prof australien, Mark Ritson bitch sur le social media, façon Byron Sharp, ie. en ne considérant le reach comme la seule et unique variable d’efficacité marketing (sans tenir compte du type d’impact ou de la manière dont la notoriété se construit).

Mais ne serait-ce que par goût du paradoxe, ça fait toujours du bien à entendre.

Why Buzzfeed desperately need gatekeepers

buzzfeed racism

It’s been a couple of years that our newsfeed continually showcase baby koalas and dancing kittens.

Buzzfeed has been created in 2006, during the web 2.0 boom. At this time, traditional newspapers players couldn’t predict social media would have such an impact on their traffic. Today, 75% of Buzzfeed readers come from SoMe.

Quite naturally, there’s a gap between what people read and what they share. Buzzfeed understood this early. It started with lists, then GIFs, then every kind of stuff that people want to like, tweet or share.

I don’t really care about Buzzfeed. They’re smart blokes, they’re taking the money where it is. What bother me is when their editorial line cross the border, producing racist content or stupidity (this French article where BF editor happily explain that despite lolcats, French peeps deeply engage with regional stereotypes and anti-parisian content).

As Eli Pariser phonily explained a couple of years ago, people need gatekeepers to have equal access to a plurality of sources.

A few years ago, French intelligentsia choked when TF1 boss Patrick Le Lay asserted that telly wasn’t about elevating programs but entertaining people between commercials. Yet, TF1 is one of the biggest funder of the creation in France in Europe and is compelled to broadcast all kind of content. Call it communism but this is the French exception and we’re kind of proud of it.

Buzzfeed is like TF1 without gatekeepers. One day if anti-Semitism and witchery are what’s trending, no doubt it will jump on it.

Oups, Godwin point.