10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #212

1. Comment Spotify fait fonctionner le shuffle. Merci Olivier

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2. Mr. Clippy fut un tel échec qu’il figurait dans le pitch de vente de Windows XP (cf. slide 10).

3. Apparemment, en Bretagne comme en Navarre, on fume l’hortensia (où l’on apprend que le Zyklon B en dérive). Merci le Celsa

4. Les numéros des lignes de bus à Paris répondent à une codification précise :

Pour le premier chiffre :

  • 2x pour Opéra et la Gare St Lazare
  • 3x pour la Gare de l’Est
  • 4x pour la Gare du Nord
  • 5x Auparavant, ce fut République, mais maintenant, c’est plutôt la Rive Droite.
  • 6x Points secondaires de la Rive Droite
  • 7x pour le secteur entre Hôtel de Ville et le Louvre
  • 8x Points secondaires de la Rive Gauche, mais plutôt vers le secteur entre Luxembourg et la Gare d’Austerlitz.
  • 9x pour la Gare Montparnasse

Pour le second chiffre :

  • x0 pour les lignes traversant Paris sans forcément avoir un terminus en banlieue ou à une Porte précise.
  • x1 pas de spécifications précises
  • x2 de Balard à la Porte Maillot
  • x3 de la Porte Maillot à la Porte Champerret
  • x4 de la Porte Champerret à la Porte Montmartre
  • x5 de la Porte Montmartre à la Porte de Pantin
  • x6 de la Porte de Pantin à la Porte de Charenton
  • x7 de la Porte de Charenton à la Porte de Gentilly
  • x8 de la Porte de Gentilly à la Porte de Versailles
  • x9 de la Porte de Versailles à la place Balard

Merci Patrice

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5. Une époque où certains avions de lignes étaient équipés d’un piano lounge.

6. En Corée, les fast-foods proposent des menus offrant un petit cadeau pour les enfants, les ados et des jeunes adultes.

7. Une race de chien développée uniquement pour faire tourner une roue activant un soufflet.

8. Comment fonctionnait le pistolet sans fil de la Nintendo : les canards étaient blancs et un flash noir apparaissait à chaque déflagration. C’est la variation de couleur qui indiquait la précision du tir.

9. Une histoire (passionnante) du télégraphe.

10. SOS = Save Our Souls ou Save Our Ship ou Send Out Succour.

GRP et petites contrariétés : un kilo de plume est-il aussi lourd qu’un kilo de plomb?

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Un des avantages d’un séminaire de l’IREP sur les médias, c’est sa brochette d’experts et l’objectivité sans fard des conversations qui s’y déroulent. Le débat sur la possibilité d’un calcul transversal des GRP a été à ce titre riche d’enseignements.

Entendre le mediaplanning dans ce genre de décors, c’est comprendre que cette discipline est 100% algébrique (comme s’en gargarisait M. Morgensztern en quittant à grands fracas une conférence anglophone) dont l’objet est de distribuer au mieux une somme de contacts sur une cible définie. Point à la ligne.

Si personne ne nie la dimension qualitative du contexte de réception d’un message, le mediaplanning, pour unifier la mesure du GRP sur tous les canaux, se doit de l’ignorer. L’abstraction mathématique est la condition du succès du GRP cross media. Naturellement, l’industrie est encore loin de trouver un consensus (et surtout pas les magazines et autres chaines qui raflent une part de marché publicitaire bien supérieure à leur part d’audience) mais l’idée de trancher fait son chemin dans les symposiums, notamment parce que chacun arrange aujourd’hui sa sauce dans son petit coin.

Le mythe fondateur du métier de médiaplanneur, c’est qu’un kilo de plume pèse le même poids qu’un kilo de plomb. Il ne peut en être autrement.

Une porte grande ouverte à l’automatisation des méthodes de travail et à la mise à pied de 90% des gens d’agences médias. Sans parler de l’avenir des marques.

Il n’est pas trop tard pour opter pour la voie de la valorisation de nos métiers. En aurons-nous seulement le cran?