10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #278

1. Le personnage de Sonic the hedgehog a été conçu en plaçant la tête de Félix le chat sur le corps de Mickey Mouse. Merci Mustapha

2. Le mot shampooing vient du sanskrit. Il désignait déjà la substance pour se nettoyer les cheveux. Merci Victor

3. La marque Ocean Spray est une coopérative agricole de 700 membres.

4. Les verres sont volontairement fabriqués dans une matière fragile pour favoriser la délicatesse des manières.

5. Les clowns brevètent leurs maquillages en les peignant sur des oeufs. Merci Fabien

6. Le treadmill (tapis roulant pour courir) a été inventé au 19e siècle pour faire bosser les prisonniers qui en actionnant le tapis faisait tourner un moulin. Le treadmill est littéralement un moulin à pied.

7. Les spams de Nigérians sont volontairement remplis de fautes pour que seules les personnes vraiment crédules leur répondent.

8. Le dab fait référence à une manière de planer due à l’inhalation de vapeurs d’huile de cannabis.

9. Les plaques d’immatriculation sont aussi appelées minéralogiques car historiquement, c’est le corps des Mines qui en est responsable.

10. Les tulpamanciens.

10 things I didn’t know last week #198

do you know camel

1. A series of Do You Know? cards were added to cigarette packs in the 1800s to push brand advertisement.

2. Spam messages promoting pornography are 280 times as effective in getting recipients to click on them as messages advertising pharmacy drugs, which are the next most effective type of spam (5.6% CTR vs. 0.02%).

3. Snoozing is useless, try sleeping 15 minutes more instead.

4. Half of Viking Warriors Were Female.

5. The way we smell involves a quantum physics effect (a controversial theory).

6. The number of folds on chef’s hat historically depended on the number of ways he knew how to cook eggs.

7. Microsoft Paid The NFL $400 Million to Use Its Tablets, But Announcers Are Calling Them iPads.

8. The hashtag is Also Called An Octothorpe.

9. The Mercedes G-class was developed as a military vehicle from a suggestion by the Shah of Iran.

10. Gouda accounts for over half of the world’s cheese consumption.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #132

1. Le lac sous l’opéra Garnier.

2. Les romans de James Bond doivent une partie de leur succès à JFK.

3. Les Incas considérant les castes sociales comme des phénomènes immuables, leur physique s’en trouvait changé.

4. Chez Ben and Jerry’s, il y a un cimetière des parfums déclassés.

5. L’arnaque du spam nigérian remonte au 19e siècle.

6. Reefers Madness est une des premières vidéos à être devenue virale, dans les 70’s. Datant des 30’s, elle fait la pédagogie des dangers de la marijuana :

7. La Ligue des champions fut créée à l’initiative de L’Equipe pour promouvoir les ventes du journal (son ancêtre L’Auto avait lancé le Tour de France en 1903), de donner un enjeu aux rencontres amicales entre clubs européens et de permettre des relations sportives entre clubs situés de part et d’autre du rideau de fer. Merci Olivier

8. Le zoot suit, tenue des hipsters des années 30 aux US :

The-Mask-zoot-suit

9. Haribo= HAns RIegel from BOnn. Merci Olivier

10. Les case study houses sont le résultat d’un concours d’architecture visant à trouver des solutions pour loger les soldats US. Merci Alex

Comment le retargerting et le « marketing scientifique » nous transforment en vendeurs de bracelets brésiliens

bracelet bresilien montmartre sacre coeur
Salut, tu veux un bracelet brésilien? T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?T’es sûre? T’es sûre?….

La puissance de la pensée statistique dans le marketing n’est pas à démontrer. Le déluge de données digital en fait un paramètre fondamental de nos métiers. Il ne s’agit pas de faire aveuglément confiance aux chiffres juste parce qu’ils sont disponibles mais le changement de causalité entraîne automatiquement différentes conséquences.

La pratique actuelle du retargeting fait partie des initiatives polarisant littéraires et matheux.

Statistiquement, il est indéniable qu’adresser 10 messages à la même personne augmente les chances de transformation. C’est la logique qui sous-tend la répétition dans les médias. Idem pour le retargeting. Ce dernier s’offre même le luxe de varier les messages, puisqu’il est également prouvé que l’acquisition sera meilleure par la grâce de ce paramètre additionnel.

Il existe plusieurs arguments pour vendre le retargeting. Certains convoquent la bonne vieille répétition, d’autres évoquent l’indécision des consommateurs, le faible engagement du shopping online. D’autres encore s’aventurent sur le territoire des motivations d’achats et dropent çà et là des bribes de théories d’économie comportementale. L’argument le plus fréquent, c’est que le retargeting permet de verrouiller une acquisition en cas d’indécision.

C’est à ce moment où les littéraires sautent au plafond. Au nom d’une loi statistique, les marques harcèlent les shoppers. Elles se conduisent comme des vendeurs de bracelets brésiliens au pied du Sacré Coeur. Tant que le retargeting ne sera pas beaucoup plus sophistiqué (je ne vois pas trop comment cela est possible aujourd’hui), il aura un effet contre-productif pour les marques.

Si on raisonne comme ça, il est également prouvé que le spam est le levier le plus rentable sur Internet. Qui vend des plans de spamming à ses clients? Le retargeting est une forme de spamming, en version conne (le spamming a tout de même finit par comprendre qu’il était important d’être créatif).

Ne jetons pas la pierre aux digitaux : cette logique n’est pas née du net. Les appareils photos offerts avec les abonnements de la presse, les shampoings 3 en 1, les bouquins offerts par France Loisirs ou les collections vendues par abonnement dont le premier numéro coûte 1 euro… Toutes ces tactiques s’inspirent de mécaniques statistiques. S’il est efficace économiquement dans un premier temps, il est ravageur pour les marques.

En d’autres termes, le retargeting ou le marketing à la performance de manière générale sont parfaits pour un coup d’un soir. Les gens un peu plus ambitieux qui veulent croître à long terme connaissent les limites de ces approches.

Arrêtons une bonne fois pour toute de confondre la forme et la fonction des médias de masse

Nous avons beau vivre une des plus grandes révolutions techniques de l’histoire, quelques archaïsmes étonnants se glissent parfois dans les discours entendus en agence.

Figure de proue : le débat très creux entre médias de masse et médias de niche.

Un média de masse qualifie un média doté d’un gros reach. Cette définition date des années 20. A l’époque, il n’y avait guère que la radio (et encore) ou quelques titres de presse (Hearst and co) pour inspirer cette expression à Marshall McLuhan. Le développement de la radio puis de la télévision ont confirmé ses intuitions. La puissance de ces nouveaux médias (autant en couverture qu’en syndication dans un paysage médiatique ultra-atomisé) est massive, c’est une révolution, on peut s’adresser à des nations entières simultanément – pour le meilleur comme pour le pire – c’est un peu magique.

Aujourd’hui, si tout est média de masse, l’idiome mass medias n’a rien perdu de son pouvoir magique. Les gens confondent définition et usage. Un média de masse ne s’utilise pas forcément de manière massive (joli exemple de pouvoir cratyléen). On peut faire de la dentelle avec de la télé (ciblage sur des thématiques précises, par émission, par tranche…voir notre veille sur le sujet ci-dessous) ou napalmiser au mailing (le spam demeure le channel au meilleur ROI).

La distinction entre médias de masse et médias de niche est obsolète.  Elle désigne des attributs, pas des fonctions.

Gardez les pour vos soirées à thème école de Francfort.