Meetic ne s’assume pas

Spotted ce matin dans la Stratégies Newsletter, un film pour le site de rencontre Meetic by l’agence V…

On veut bien croire que cette plateforme soit constituée d’hommes et de femmes, on s’amuse des observations rigolotes sur la première rencontre dans le café où les tourtereaux s’interrogent sur qui est qui

En revanche, il ne faut pas se mentir, Meetic doit être infesté de mecs moches et lubriques.

Pourquoi?

Parce qu’étant donné l’image de la femme véhiculée par ce spot, on ne peut qu’imaginer des gros puceaux en chaleur qui raquent pour se taper des blondasses un peu connes (“qu’est ce que je fais la?” bonne question…), motivées par l’apparence (“il était mieux sur la photo”), à moitié obsédées (“je m’étais jurée d’arrêter avec des rdv”), qui ne pensent qu’à leur poitrine (“il n’a même pas regardé mon décolleté”), se cultivent dans les magazines féminins (pseudo référence freudienne…) et ne se contrôlent pas (la nana finit quand même par changer d’avis…).

On ne peut qu’admirer la pirouette créative de cette publicité, qui sera sans doute diffusée sur Canal les premiers samedi du mois…

Pas de bol, impossible d’héberger la vidéo en question, je ne peux que vous proposer d’aller la visionner sur le site de la revue professionnelle

[MàJ] Toutes mes excuses, il existe une autre déclinaison du film, avec une brune. Pas de bol, elle est toujours aussi cruche (c’est elle qui le dit). Merci à Meetic pour cette vision progressiste du sexe faible (pourquoi ne pas le rebaptiser “sexe con” tant qu’on y est?). A voir chez Doc News (sans critique évidemment).

Le succès se commande, parfois

S’il est un constat sur lequel une large majorité des publics s’accorde, c’est bien la médiocrité le potentiel de déperdition énormissime généré par les spots télévisés. Sans jeter la pierre à la profession, il faut avouer que les traditionnelles distorsions de vision entre annonceurs et agences produisent parfois des chewing-gums déjà mâchés qui n’excitent personne.

Et puis parfois, parce que la terre ne nous réserve pas qu’un triste sort, un annonceur se décoince et fait équipe avec ses publicitaires pour produire un film au parti pris créatif très éloigné des standards, offrant au monde une vision pertinente et résolument futuriste de ce que le branding doit être, à l’aune des consomm’acteurs citoyens connectés et remontés appelez-les-comme-vous-voulez.

Fallon Londres est à l’origine de ce spot pour Cadbury :

  • Typiquement le genre de vidéo qui va se propager sur Internet, parce qu’il est bon enfant et rigolo;
  • Il ne parle pas du produit : tout le monde connait le chocolat. On s’en fiche un peu (stratégie réservée aux produits d’impulsion ou peu implicants);
  • Il associe tout simplement une marque à une minute de sourire (au sein de notre tunnel publicitaire de vie, c’est un exploit);

Il semblerait que le Gorille ait trouvé ses successeurs. Bravo à la boite de prod récidiviste : A glass and a half full production.

Démographie oblige

Sous ses faux airs socioculturels, ce titre dissimule le dernier spot télévisée shootée par Grey Londres au bénéfice de la British Heart Foundation : un anthropomorphisme des syndromes de l’infarctus tout simplement… réussie.

Le monsieur est complètement flippant et nous fait un exposé très clair des sensations ressenties avant l’accident. Si avec ça nos vieux les boomers anglais ne sont pas prévenus, il est grand temps d’aller consulter l’ophtalmo, voire – uhuh – l’oto-rhyno.