J’ai utilisé un service digital et c’était bien. Merci Bricool

bricool logo

[Article personnel – non sponsorisé]

Il y a quelques semaines, j’ai dû réaliser des travaux de peinture.

J’en ai profité pour faire appel à une jeune start-up dédiée à la facilitation des petits travaux pour les urbains paresseux et pressés : Bricool.

Non seulement la prestation de Bricool a été rapide et bon marché mais également extrêmement efficace pour faire passer des messages à des entrepreneurs impressionnants (ie. qu’on ose pas adresser fermement en tête-à-tête).

Montée par deux copines, Bricool c’est le Uber du bricolage. Incubé par The Family depuis quelques semaines, elles viennent de passer un partenariat avec Le Bon Coin (l’autre site de ma vie) pour vous aider à livrer vos achats volumineux.

Bref c’est bien.

Leur page Facebook et leur site. Cliquez dessus. C’est internet.

Plein de bons conseils pour réussir dans la vie par Laurent Haug

laurent haug startup deck

Présentation bourrée de bon sens par Laurent Haug :

  • Les idées non exécutées sont des hallucinations
  • Avoir un produit avant un nom
  • Pour recruter, chercher des attitudes plutôt que des compétences
  • Fidéliser coûte moins cher que de recruter
  • Ne surtout pas promouvoir des experts dans des positions de manager (sous peine d’être frappé du principe de Dilbert)
  • Ne pas chercher à le premier mais le dernier (aka. le plus récent ou top of mind)
  • Ne pas se stresser avec les GAFAs, ils ne savent plus innover. 

D’autres points sont un peu plus discutables :

  • Ne pas chercher à plaire au grand nombre mais à ceux qui se comportent déjà comme dans le futur… De toute manière les consommateurs ne savent pas ce qu’ils veulent. Ce point est démenti par un milliard d’exemples mais demeure intéressants sur le besoin de se projeter un peu dans l’avenir pour penser un service, à la manière d’une marque qui repenserait son positionnement.
  • L’expérience nait des mauvaises décisions. Dieu merci pas uniquement.

PS : penser que ces conseils ne s’appliquent qu’aux start-upers est démenti par l’image d’en-tête de cet article.

Quelques riches enseignements UX à destination des publicitaires

Trois trucs m’ont tapé dans l’oeil dans ce deck.

UX CX BX thoughtworks

1. L’intégration de l’UX, CX et BX (User, Consumer et Brand). C’est basique mais la question se pose souvent, Cette visualisation est astucieuse et pragmatique.

cross chanel ux

2. Le besoin de canaliser la complémentarité des canaux. Qui sont les gens qui bossent encore sur des dispositifs intégrant trois points de contact (TV, print et point de vente). Vous en connaissez? Votre stratégie de communication n’est pas une chasse au trésor mais une carte au trésor. En pointillés. Facile à suivre.  Les gens se foutent de votre marque.

design thinking process

3. La méthode. On en parlait encore hier. On ne peut plus passer 100 heures sur un objet. Il faut une heure pour 100 objets.

Ecrire des briefs pensés pour des agences produisant 100 objets par jour

Tout n’est pas bon dans la start-up, sauf lorsqu’elles développent des méthodes de travail qui améliorent la production créative.

Même si elles ne font que rebondir sur ce que Jeremy Rifkin appelle la “société à coût marginal zéro”, tout le petit discours sur l’agilité est finement ficelé, surtout quand on bosse dans la pub où les process créatifs sont hérités d’une époque où une marque sortait un voire deux films TV par an.

La créative Ioana Filip a développé un argumentaire pour expliquer pourquoi le brief créatif devrait être considéré comme le lancement d’un prototype façon start-up.

Plusieurs points intéressants :

  1. La question de la méthode : cela peut sembler évident mais aujourd’hui pas une équipe ne fonctionne ne de la même manière. Or la créativité fonctionne sous contrainte. Réinventer le fil à couper le beurre trois fois par semaine est sous-optimal.
  2. La question de l’ego et du poids des parties prenantes. Oui les créatifs produisent l’objet final mais l’avis de tous compte. Travailler avec des stars génère du risque, là où une agence qui délivre 10 objets quotidiennement à besoin de qualité constante. C’est le seul point où je bloque : quand Ioana explique qu’une start-up doit promouvoir la culture de l’échec car réussir une fois sur dix suffit à devenir milliardaire, je pense que c’est précisément l’héritage dont il faut se débarrasser.
  3. La question de la temporalité : fabriquer des programmes de communication, pas des scripts one-shot. Investir dans le temps, investir sur la marque, créer du sens, fendre la bise et donner de la vision à son marché. Combien d’idées publicitaires sont opportunistes et vilainement raccrochées à une marque? 1 sur 2?

Une bonne manière de faire entrer le brief dans le 21e siècle.

15 ans de retard ce n’est pas encore trop dramatique. Ca se rattrape.

Avant d’avoir une vision il faut avoir quelque chose à regarder

mind-the-gap

Aucun marketeur ne niera l’importance de construire des marques ambitieuses.

A vrai dire, cette démarche a tellement de succès qu’elle précède de plus en plus souvent la création d’un bon produit. C’est notamment le cas dans les start-ups où on se creuse les méninges pour voir loin, pour être scalable et pour être racheté avant d’avoir un craché un centime ou sorti un prototype.

Il est fondamental de se doter d’une bonne plateforme de marque. Après avoir lancé son premier produit.

Une marque fait sens à partir du moment où elle possède une gamme composée d’au moins deux références. Autrement, c’est un produit (ou une marque-produit).

On peut avoir un produit sans marque mais pas de marque sans produit.

C’est ces erreurs que commettent les start-ups, en produisant un fossé énorme entre les attentes et la réalité. C’est une bonne tactique avant une introduction en bourse. C’est moins long termiste quand on souhaite créer du lien avec des gens ordinaires.

Repensez à la manière dont Facebook gagne sa vie (du gros CPM dégueulasse). Voilà, vous avez compris.