Un point sur le steampunk

Le steampunk – punk à vapeur – est un sous-genre de science fiction apparu à la fin du 19e siècle, impulsé par des auteurs comme Jules Verne. Il qualifie une esthétique artistique mêlant de la littérature, de l’art, du cinéma et… des technologies. Grosso modo, la plus belle incarnation du steampunk grand public est la reproduction du Nautilus à Disneyland.

La définition de Wikipédia donnée est suffisamment riche pour que nous nous penchions plus particulièrement sur le versant informatique du steampunk.

Chaque mouvement esthétique produisant ses fans, des doux dingues inventeurs fous s’amusent à modder leurs engins à la sauce steampunk. Depuis leurs ordinateurs jusqu’à leur clef USB en passant par leur console de jeux vidéo. Les résultats sont aussi réussis que surprenants.

Le steampunk, en clair, est une des émanations des plus manifestes de la postmodernité : on imagine l’avenir en puisant dans les ressources historiques. Une de plus pourrait-on croire. Peut-être, en tout cas celle-ci m’ébloui de créativité, on n’a pas fini de s’étonner des fans

Quelques images :

Une montre

Un iPod

Un ordinateur

Une Vespa

Des lunettes

Une guitare

Le clou du spectacle : un chargeur iPod qui fonctionne à la vapeur…

Plus d’images steampunk ici.

Source : wikipédia

MàJ : suite au regain d’intérêt suscité par cet article, voici un document complémentaire réalisé sur le sujet du steampunk, chez Né Kid :

 

Demain tous low-tech?

Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de constater un étrange phénomène, sans doute inhérent à l’abondance de produits technologiques dans nos vies : le développement du low-tech.

Certes, chaque tendance produit sa contre-tendance. Il est bien naturel que tout le monde n’adhère pas corps et âme à l’injonction technologique dont nous sommes les proies. Toutefois, il est amusant de remarquer comme le progrès passe parfois par une simplification – à outrance – des appareils, contrecarrant par là même un des textes favoris des geeks : la loi de Moore.

Nous apprenions pour commencer  il y a quelque jours que le disque vinyle marquait un retour inattendu dans le coeur des consommateurs. Bizarre mais pas saugrenu. Il existe depuis des lustres des adeptes de la galette noire, incapable de reconnaitre au compact disque les valeurs émotionnelles attachées au microsillon.

Vient ensuite l’univers de la photo. Tant il est vrai que l’appareil photo numérique est un des immenses succès technologiques de ce nouveau millénaire, on note que le Lomo, les Polaroïd voire même les Holga sont à la pointe de la hype. L’appareil photo jetable n’a de surcroit toujours pas disparu des bureaux de tabac (il doit dépanner les touristes en goguette).

Du côté des téléphones, on va passer sur la tendance vintage qui a réhabilité les cadrans rotatifs en bakélite orange. Les cartes téléphoniques ont bel et bien disparu de la circulation, en revanche le Bic Phone fait un tabac. Asus, le fabricant du EeePC a de ce fait annoncé sortir un EeePhone très bientôt, en réponse au trop plein de technologies embarquées dans les iPhone, Palm et autres BlackBerrys.

Les ordinateurs, ne sont logiquement pas épargnés par cette lame de fond commandée par les voies de la simplicité. Le EeePC au système d’exploitation simplifié cartonnent, Linux grignote progressivement des parts de marché et équipe l’Ordissimo, un PC à destination des seniors. Et si l’ordinateur ne se résumait pour une large frange de la population qu’à envoyer des mails et relever ses comptes?

Ce mouvement n’est pas réservé aux pourfendeurs de la technologie. En conclusion – provisoire – voici une tendance sur laquelle je reviendrai plus longuement : le steampunk. Pourquoi des fans de high-tech s’amusent-ils à détourner leurs appareils à la sauce Mad Max VS. Jules Verne? Qui se cache derrière ces grands enfants se réclamant d’une autre ère?

Un point sur le modding très bientôt.