10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #85

1. Aux USA, 80% du maïs serait transgénique.

2. Terry Richardson dans une pub pour la Dreamcast. Tout simplement. Merci Gaëtan.

3. La maison de Pablo Escobar est devenu un parc d’attraction.

4. Le Pritzker est décerné par la Fondation Hyatt, la même que celle de la chaîne d’hôtels.

5. “En utilisant le feu, l’homme a créé la prédigestion qui a réduit la taille de nos estomacs. En changeant notre alimentation, nous avons permis d’augmenter notre masse musculaire et cérébrale“.

6. AKQA = All Known Questions Answered. Merci Olivier.

7. Contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire, l’exemple de l’homicide prouve la baisse de la violence en France. Merci Hugo

8. Quelques jolis exemples stéganographiques.

9. La méthode de créativité itérative SCRUM ou rugby approach.

10. Gérard Rinaldi, membre des charlots s’en est allé la semaine dernière. Il était aussi connu pour avoir été les voix Charles Montgomery Burns et de Krusty le Clown, dans Les Simpson.

Tout est question d’usages #3

1. Les bières Doss Blockos sont enveloppées de papier kraft, façon clochard.

2. Les Jihadistes détournent de nombreux logiciels et astuces informatiques pour communiquer paisiblement. Exemple : intégrer des plans d’attaque (voir slide #8) dans des photos porno grâce à un logiciel de stéganographie.

3. La pâte à modeler Play-Doh a commencé sa carrière comme pâte à retirer le papier peint.

4. (On reste dans l’univers de la déco) le papier bulle a initialement été pensé comme le papier peint du futur.

La magie du verbe a encore frappé : l’art délicat de la stéganographie

Il y a quelques semaines, un article parait dans Wired. Il traite d’une technique antique ayant recouvré par le hasard des réseaux sociaux une actualité brûlante : la stéganographie. Ce procédé consiste à dissimuler un message dans un message.

Relaté dans son Enquête par Hérodote au 5e siècle avant Jésus-Christ, le plus historique des exemples stéganographiques provient de Démarate – ancien roi de Sparte – alors que la Perse menace d’envahir la Grèce. Ayant pris connaissance du complot ourdissant, Démarate grave un message à l’intérieur de la cavité boisée qui accueille la cire des tablettes de l’époque. Une fois recouvert de cire, le message put transiter et les ennemis n’y virent que du feu.

Cette technique a été utilisée des tonnes de fois dans l’histoire. La note Wikipédia est à ce sujet bien renseignée.

NB : contrairement à la cryptographie dont les messages sont incompréhensibles sans le protocole de décodage, la stéganographie héberge un double sens au sein d’un sens premier tout à fait intelligible.

Si cette astuce est remise au goût du jour actuellement, c’est que certains chercheurs ont observé des cas sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. Les scientifiques avancent une raison simple à ce redéploiement de e-ruse : l’arrivée des parents sur le social network.

Le cas cité par Wired fait référence à une jeune fille qui pour annoncer sa rupture sur Facebook, a posté la séquence musicale de La vie de Brian Always look on the bright side of life. Ce message portait deux significations principales :

  1. Le titre de la chanson visait à rassurer comme si de rien n’était la maman sur l’état mental de sa fillette,
  2. La scène des hommes crucifiés sous-entendait le malaise et la souffrance de la jeune fille vis-à-vis de ses amis au courant.

Si l’exemple de la revue est un peu tiré par les cheveux, l’emploi de la sténographie ne laisse – je l’espère – indifférent personne. Tout le monde a du employer au moins une fois dans sa vie des détours plus ou moins subtiles pour communiquer plusieurs choses à la fois (la prose rimbaldienne restant à ce jour l’emploi le plus expert).

C’est cool qu’il y ait un mot rien que pour raconter ça.