Génération artisan

Il y a 2 ans, Nicholas Carr provoquait l’opinion à travers une question aussi réac que virale : est-ce que Google nous rend stupide?

Face à l’afflux de réactions aussi variées qu’internationales (nous y avons même consacré une veille chez Né Kid), à mon tour de me hasarder à une petite théorie qui ne porte pas exactement sur les méfaits de Google mais sur un effet frappant du web sur la création.

Commençons par une série de poncifs qui y ont leur importance :

  • Sur Internet, on consomme l’information rapidement,
  • Sur Internet, on multitask,
  • Sur Internet, on partage et on commente en quelques clics,
  • Sur Internet, on parodie, on enrichit, on propage des trucs amusants, parfois des memes
  • Sur Internet, on réagit presque en temps réel,
  • Sur Internet, tout le monde peut s’auto-publier.

Ces propriétés inhérentes au web ont une profonde influence sur la création.

On croise un nombre incalculable de vidéos à l’esthétique simpliste :

Vidéos Nexus One de Google :

La vidéo du Green Party (dont la super stratégie intégrée est détaillée ici) :

La vidéo du Labour pour les élections britanniques :

La vidéo pour le dépistage contre le cancer, les films Michel et Augustin, Ben & Jerry’s, Les 2 vaches, etc. etc.

Niveau musique, la génération Myspace a porté au pinacle des styles low-tech : le lo-fi, la musique folk… Autant de manière de jouer de la musique facilement.

Même refrain pour les nombreuses vidéos de machines de Rube Goldberg (celle-ci est juste incroyable) le stop-motion, les vidéos façon Parisian Love de Google, le gif animé, les bigassmessages, chatroulette

Les poncifs énumérés ci-dessus participe à une nouvelle forme de création : facile, rapide à exécuter, surprenante et virale parce que conditionnée par le web pour être partagée.

Une illustration type de la valeur d’échange de la création, au détriment de sa valeur d’exécution ou de sa valeur sacrée.