Du don instantané

Parfois, on préfèrerait que le street marketing ne porte pas aussi bien son nom…

A travers cette opération de rue, l’association Pathways to Housing a rempli un double objectif : sensibiliser et générer des dons.

Les projections (beamvertising) de vidéos ne sont pas nouvelles. Idem pour les actions (dons, votes…) par SMS.

C’est la combinaison de 2 insights au service de deux moyens créatifs qui rend cette idée pertinente et efficace :

  • Le premier : les SDF sont partout et nulle part. D’où le choix d’une structure de projection mobile.
  • Le second : le don est stimulé par l’instantanéité autorisée par le téléphone mobile.

Ça change des gros spots télévisés…

Source : Fast Company

Innovation round-up #5

1. Le vêtement en spray ! Breveté il y a plus de 10 ans, cette idée n’a jamais trouvé de débouché commercial. Dans quelques décennies peut-être…

2. Le P:Log est une borne postée dans les cellules de certaines prisons américaines. Elles autorisent les détenus à blogguer durant leur période de détention afin de ne pas se couper du monde.

3. Les masques de ski Zeal Optics sont équipés de capteurs enrichissant l’expérience de la glisse en fournissant des renseignements sur la vitesse, la température, l’orientation via GPS…

4. Les écussons Tikaro sont dotés de QR codes permettant à leurs utilisateurs de communiquer des informations à qui veut bien les flasher : adresses, coordonnées numériques, cv en ligne, bons de réduction sur des hôtesses en street marketing ?

Vers des battle dress ou gibecières US 2.0?

5. L’alcool sans gueule de bois. Des chercheurs coréens ont découvert qu’en additionnant de l’oxygène à la boisson, le corps réussissait à redevenir sobre plus rapidement.

6. Le blue jeans isolant. Les magasins GAP en ont fait une opération marketing en invitant les clients à rapporter leurs vieux pantalons en échange d’un coupon de réduction pour en acheter un neuf. Les futals seront transformés en isolant pour maisons.

Sources : Geoffrey Dorne, Dvice,

Faites bosser les enfants !

Vous avez peut-être vu ce film Nikon vantant les attributs de son appareil photo/vidéo projecteur :

Pourri n’est ce pas? On ne comprend pas l’intérêt du produit, ça sent la resucée facile des Skins Party, ce n’est ni drôle ni informatif.

Dieu merci, le Japon est là. Nikon est une marque japonaise, implantée sur son marché depuis des lustres. Cela semble donc logique qu’elle privilégie son marché source.

Comme les Japonais sont un peu fous et qu’on a du mal à les comprendre, nous, from the vieille Europe, voici un énième exemple de choc culturel (bizarre mais pas tant que ça).

Les Helicopter Boyz sont deux charmants pré pubères nippons, un peu casse-cou. La marque leur a confié la promotion de leur appareil photo/vidéo projecteur. Tout de suite, c’est vrai, ça rend mieux que cet infâme et insipide film.

On s’interroge toutefois sur le côté border line de cette collaboration. Un accident est vite arrivé… Combien d’helicopter boyz en herbe paieront de leur vie pour avoir l’air aussi cool que leurs jeunes mentors?

Je disais plus haut que cette opération semblait choquante. Elle s’inscrit pourtant dans la lignée des shows un peu extrêmes chers à la marque de soda Red Bull.

Le blog Radiopub relayait une brève passée étrangement inaperçue (annonceur pourvoyeur de fonds j’écris ton nom) dans les médias, pourtant habitués aux exploits du taureau rouge. Un base jumpeur (chute libre) s’est tué lors d’une opération de street marketing à Zurich, il y a quelques jours.

Malgré l’évidente résonance entre le message transgressif et extrême de la boisson et son martyr volant, ça va un peu loin. Alors quand des enfants sont envoyés au turbin à 50 mètres de haut, on se pose des questions, forcément.

Aaah, quand les marques tendent les joues pour se faire gifler…