Le mouvement de Publicis vers sa digitalisation est super

J’y vais de mon petit commentaire sur le mouvement d’Arthur Sadoun chez Publicis : suspendre la participation aux prix créatifs pendant un an pour développer une plateforme digitale de partage de la connaissance.

1. Le knowledge sharing est un sujet éminemment compliqué. Le sujet idéal faire la démonstration de la créativité conjuguée des ingénieurs de Sapient et des créatifs de Publicis. Au bout de 5 boites, je n’ai jamais rien trouvé de mieux que de passer voir Jean-Mi du compte X ou Y pour obtenir une info. La publicité est un métier d’amnésiques qui entretiennent l’ignorance pour régner sur les prés carrés.

2. La digitalisation du groupe doit passer par des décisions fortes. Les groupes qui ne font par leur mue (Havas [temporairement mis à l’abri chez Vivendi], Interpublic et Dentsu notamment) vont douiller dans années à venir. Le projet de fusion Publicis/Omnicom affichait une excellente compréhension des enjeux marché : en matière de digital, le plus gros ramasse la mise. Non pas pour des questions de pouvoir d’achat auprès des régies mais pour des raisons de R&D mutualisée (la raison pour laquelle les GAFAs nous font d’ores et déjà marcher au pas).

3. Arthur Sadoun affirme vouloir faire de Publicis une plateforme. Il a raison. Une plateforme est un outil informatique interopérable avec tous les métiers de la communication, scalable et transnational. Autrement dit : c’est ce qui donne de la valeur à une entreprise. Aujourd’hui, 90% des entreprises de communication ne valent pas plus que leur chiffre d’affaires multipliés par 2 ou 3 (durée moyenne estimée d’un contrat) : autrement dit pas grand-chose.

4. Cette décision doit mener – in fine – au gain de nouveaux budgets, à l’obtention de nouveaux types de prix. Si les créatifs – qui se sentent bousculés, à juste titre – ne comprennent pas l’enjeu de se positionner sur de nouvelles récompenses, alors cette décision était d’autant plus justifiée.

5. C’est un peu violent mais cela valorise certains profils en interne : notamment digitaux. Les vieilles agences sont aujourd’hui tenues par des personnes qui ne s’intéressent pas et ne comprennent pas le web. Il est temps de passer le bâton de parole.

6. Comme dirait mon pote et associé François : c’est courageux. Plus un groupe est gros et plus il est difficile de prendre des décisions. Donc lâcher ça au bout d’un mois est un acte souverain fort. Et on aime quand les Français ont des idées fortes.

Les fermes à contenus s’automatisent : l’ère Tricatel investit les rédactions

Comme évoqué il y a quelques jours, l’enjeu d’un journaliste n’est plus d’avoir des idées de papiers mais de les produire à la vitesse de la lumière sur toutes les plateformes qui composent les multiples couches de revenus d’un producteur, aka. un journal / chaine de télévision, son écosystème social, des services tiers (agrégateurs, licenseurs…), rediffuseurs…

Dans le cas d’un programme TV, il y avait traditionnellement 3 vies : vente sur marché locale, vente à l’export puis revente de fin de vie.

Ce cycle de vie semble d’être démultiplié. Quasiment à l’infini.

Pour assurer la production et l’adaptation de ces contenus, deux options : mechanical turk ou des bots. Les humains sont trop chers.

Donc Le Monde fait écrire des articles à des robots (exemple d’un soir d’élection ou 30 000 articles ont besoin d’être écrit en quelques heures), ou Automated Insights écrit à la chaine des tonnes d’articles.

Le bonheur est-une vision d’entreprise?

happiness likely return

happiness recommendations

happiness better Je ne sais pas quoi penser d’autre que cette présentation de @paminthelab ferait une très jolie vision agence. Tout simplement.

Les gens sont prédictibles : quelques bonnes astuces made in Sapient

Les deux premiers enseignements comportementaux de cette présentation de SapientNitro sont inspirants.

Ils expliquent à eux seul l’enjeu de créer de la fréquence d’achat (pas forcément au détriment de la pénétration) et de renouveler en permanence sa clientèle (sans parler de jeunisme).

A garder en tête.

Behavioral thinking: the come back

behavior design technology innovation Matt Danna

For people who studied information and communication sciences, the behavioral phase is synonym of early development and lack of understanding. This was the 50’s, democracies weren’t as mature as they’re now and everybody believed that we could be manipulated without consent. Orson Welles and K.Dick were around, Soviet Russia too. The world was different.

It’s funny to notice how behavioral sciences came back during the past few years. Mainly through behavioral economics thanks to rock stars such as the nobelized Daniel Kahneman or Amos Tversky. Also through behavioral thinking within social interactions.

Slides 11 and 12 inspired me these thoughts.

The coexistent breeding of social/behavioral and psychological beams helps us tolerated once radical thoughts. Never say never. Pavlov would love that.