De l’usage des tags sur Facebook

Facebook est une formidable foire d’empoigne pour les marketeurs.

Parce que l’usage rêvé de ce site (monétisation des datas personnelles) est régulièrement blackboulé par les utilisateurs (projet Beacon avorté, déclaration de Zuckerberg sur la vie privée, etc.), personne ne sait comment l’utiliser alors ça tâtonne, parfois en mal, parfois en bien.

On a vu apparaitre depuis quelques mois des petits malins qui, remplaçant la méthode traditionnelle d’invitation via des events, s’amusaient à tagger les flyers avec les noms des personnes conviées.

Ikea a réagi à cette idée en engageant une campagne où les internautes étaient invités à tagger des objets – disposés sur une image – à leur nom en vue de les gagner. Rigolo mais maladroit… On se croirait dans un manège en train de galérer pour décrocher le ponpon.

A date, l’opération la plus rigolote sur FB est celle de l’organisateur du Bicycle Film Festival à Sydney. Il a photographié au hasard une cinquantaine de vélos dans les rues puis les a postés sur la page de l’évènement. Les personnes à qui appartenaient les biclounes devaient se manifester en prouvant leur propriété pour gagner des pass. Une manière intelligente de créer du trafic.

Le cas Zevs : qu’entend-on par “mauvaise” publicité ?

C’est un court article de L’Express sur le procès de l’artiste Zevs qui interroge toute la notion de “publicité”.

Étymologiquement, il s’agit de rendre public quelque chose, ni plus, ni moins.

Le temps, la pédagogie, le business et le “professionnalisme” aidant, les publicitaires ont réussi à prouver par A+B que la publicité devait être si possible gratifiante pour une marque. A travers des contenus télévisés, papier, web – blablabla – on injecte de la substance à une marque pour la rendre sympathique aux yeux des gens en vue de la faire préférer.

Certains affirment que la pub est le miroir de notre société. De fait, elle n’hésite pas à s’inspirer des éléments culturels contemporains pour susciter l’adhésion : people, films, musique…

De fait, pourquoi faudrait-il condamner les artistes, les antipubs ou les situationnistes qui détournent la pub? Le concept sous-jacent du brand jacking ressemble pourtant à ce que bon nombre de marketeurs se tuent à vendre à leurs clients : une marque qui engage les gens, des clients qui se (ré)approprient des éléments, etc.

La frontière entre l’officiel et le off semble essentiellement légale, le résultat est franchement le même.

Qui disait que l’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage?

Entre la bonne et la mauvaise pub, la ligne de démarcation est arbitraire. Je me demande si les vindictes engagées ne résonnent pas comme de la jalousie de la part des marques ou créatifs…

Voici une vidéo de l’artiste :

Source : L’Express

La réalité augmentée, un monde au carré

Les plus Japan-friendly d’entre nous se souviennent certainement de l’épisode de Dragon Ball où Végéta et Nappa arrivent sur la planète terre, à la recherche de Sangoku. Issus d’une civilisation surdéveloppée, les deux Sayens portent à l’oeil gauche un monocle intelligent qui leur permet d’obtenir des informations sur chacune des zones qu’ils regardent.

Cette innovation est progressivement sur le point de prendre forme grâce à une batterie de technologies articulées autour d’un terminal unique :  le téléphone mobile. D’une part, la réalité augmentée permet de faire communiquer réel et virtuel. D’autre part, les systèmes de GPS et geotagging – et même un accéléromètre sur l’iPhone – permettent au téléphone de se repérer dans l’espace.

Résultat : un appareil qui est capable de vous indiquer votre position et vous informer sur votre environnement – sous réserve que les éléments qui vous entourent soient taggés équipés pour communiquer en réalité augmentée.

La vidéo ci-dessous vous donne un rapide aperçu de ce que pourrait être un monde augmenté, à partir d’un prototype expérimenté l’année passée :

Une autre vidéo qui résume le principe de la réalité augmentée :

On imagine dès lors avec ébahissement la richesse d’une visite au musée du Louvre ou dans la grande pyramide de Khéops à l’aide d’un appareil de ce type : photos, vidéos, anecdotes et rich contents liés – alimentés par les utilisateurs, marques ou institutionnels – feraient basculer le tourisme ou la simple promenade en expérience intellectuelle et ludique totale.

Les débouchés publicitaires sont infinis, on espère juste que le spamming et le matraquage ne pourriront pas le monde augmenté aussi violemment que le monde réel…

Pour aller plus loin, voici un excellent article richement fourni de Grégory Duquesne sur Influencia.