10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #145

1. Au Japon, le tatami natte (ou Jo) est une unité de mesure de la superficie. Merci Olivier

2. Le combiné de téléphone à la française (source McLuhan) :

mcluhan combine telephone francaise

3. CEDEX = Courrier d’entreprise à distribution exceptionnelle.

4. Le nouveau World Trade Center mesure 1776 pieds de haut. Tout communique.

5. L’histoire du Scrabble.

6. Le monocle tiendrait son succès de la mode de se tenir très droit durant l’Angleterre victorienne (source McLuhan).

7. Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde est une métaphore de la drogue.

8. En Thaïlande durant les 50’s, les stars du cinéma ne vivaient pas à l’écran mais derrière lui. Ils sous-titraient en live les films américains (source McLuhan).

9. Le téléphone et le langage braille son nés par accident du désir des Bell de rendre visible la parole.

melville bell telephone mcluhan

10. Dans un sous-marin, une journée dure 18 heures.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #44

1. La sellerie des automobiles Aston Martin est constituée de cuir de vaches élevées en Suède. Pourquoi la Suède? Car les insectes y étant moins nombreux, le bétail est moins piqué. En outre, l’enclos du bétail est électrifié pour supprimer les risques d’éraflures des bêtes sur des fils barbelés.

2. Fortune estimée de l’Onc’ Picsou : 44,1 Mds$.

3. Le nom de la marque Archos est un anagramme de son fondateur Henri Crohas.

4. Le Free Product Movement est un boycott organisé au entre la fin du 18e et le 19e siècle aux USA vis-à-vis des entreprises qui employaient des esclaves.

5. L’étonnant silence autour du lancement de Decat’, boutique où se vendent uniquement les marques de distributeurs de Décathlon. Il y en a une à Bordeaux, aucune information supplémentaire.

6. Première maison française de ventes, Artcurial a été fondé par L’Oréal.

7. Les Charlots font partie des 2 groupes français à avoir assuré la première partie des Rolling Stones avec Telephone. Dans les années 60/70, la revue Rolling Stones les a élit meilleurs musiciens studio de France. Merci Louis.

8. Claude Shannon, scientifique apprécié de ces colonnes, a émis une théorie sur le jeu d’échecs : le nombre de Shannon. Il y aurait 10^120 (1 suivi de 120 zéros) parties d’échecs possibles.

9. Bernard Trujillo, gourou de la grande distribution moderne ayant inspiré la plupart des patrons internationaux. En France : Marcel Fournier (Carrefour), Denis Defforey (Carrefour), Gérard Mulliez (Auchan), Paul Dubrule & Gérard Pélisson (Accor)… Morceau choisi :

Il débutait les séminaires qu’il animait en demandant à son auditoire (spécialement lorsqu’il s’agissait de chefs d’entreprises commerciales) de se lever et d’observer une minute de silence. Puis il annonçait d’un ton solennel : « Nous venons d’observer une minute de silence à la mémoire des 25 % d’entre vous qui disparaîtront au cours des 5 prochaines années pour cause d’incompétence notoire dans l’appréciation de l’évolution de la distribution.»

On lui également quelques aphorismes devenus cultes :

  • Le succès repose sur trois pieds : le libre-service, les discount, le tamtam publicitaire. Qu’un seul vienne à manquer et tout s’écroule
  • No parking, no business
  • Faites du cirque dans vos magasins
  • Empilez haut, vendez à prix bas
  • Les pauvres ont besoin de prix bas, les riches les adorent
  • C’est là où il y a du trafic que l’on peut faire tout type de commerces
  • Créer un îlot de perte dans un océan de profit
  • Les vitrines sont les cercueils des magasins
  • Tout sous le même toit
  • L’avenir est au tout automobile

10. Sur la jaquette du disque For Your Pleasure  de Roxy Music pose Amanda Lear (voir ici une image de plus grande taille).

Ad in the OS

Vous connaissez la folie des Mac fans qui passent leur vie à épier chaque mouvement de la marque à la pomme? Ils ont récemment identifié la publication d’un brevet (cf. photo en dessous) datant de 2008 visant à intégrer de la publicité dans Mac OS X

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L’idée n’est pas si mauvais que ça… Même si la vraie question qui se pose est : « sous quelle forme? ». En sa qualité de marque dite « user-friendly », Apple n’est pas dingue de la pub intrusive qui pourrait entraver l’expérience de ses utilisateurs.

Toutefois, le développement des applications sur iPhone ayant redoré le blason du software chez Apple + le modèle économique des forfaits téléphoniques subventionnant les appareils pourrait donner une idée de ce que sera un mac – ou n’importe quel autre ordinateur – dans les années à venir.

Une machine gratuite pour des utilisateurs qui paieront par abonnement un forfait parole/logiciel subventionné par la pub… Une « netbookisation » du marché en somme.

Tant qu’Apple tient sa courbe de croissance et continue à pigeonner vendre des machines 30% plus chères que la concurrence, on a du mal à y croire mais cela pourrait donner des idées à Microsoft (qui se gave aussi mais un peu moins bien ces derniers temps) ou aux FAI en manque de relais de croissance (seuls les smartphones et netbooks boostent leur CA)…

Affaire à suivre.

Source : Mac génération

L’usage dépend du support

Sans faire directement allusion de la célèbre maxime de McLuhan « Medium is message », on constate que nos usages communicationnels sont le fruit d’un arbitrage entre une stratégie propre à chacun et des caractéristiques liées aux différents supports.

Qu’est ce qui vous fait préférer un SMS à un coup de fil? La rapidité? L’absence de réponse immédiate ? La mise en distance? La sévérité formelle de l’écrit? Son « anonymat » (les émotions transparaissent moins à l’écrit, c’est ce qui a présidé à l’apparition des machines à écrire, nous y reviendrons) ? La possibilité de conserver l’information?

Selon un planneur de PSFK, les SMS répondent avant tout à un échange d’information. Les tweets permettent de partager des nouvelles idées (l’instantanéité du web et du copier/coller aide…). Facebook est un mix des deux dominé par le désir de faire rigoler ou amuser ses contacts. Blogger permet de (se) storyteller. L’email permet de laisser des traces (ils sont plus faciles à archiver).

Plusieurs critères rentrent en jeu dans le choix d’un médium. Ils touchent aussi bien l’émetteur que le récepteur :

. Émetteur :

  • Le design de l’objet : passer un coup de fil ou (re)tweetter peut-être plus rapide que de taper un sms
  • La situation de l’émetteur : passer un coup de fil (avec un kit mains libres) est plus pratique en voiture que de taper un sms

. Récepteur :

  • L’information à partager : si j’ai besoin de blablater longtemps, je vais bloguer ou appeler
  • Le besoin de réponse : un appel induit une réponse immédiate, tout comme un tweet connote notre côté in
  • La physiologie du récepteur : on évitera le SMS avec une vieille personnes ou la lettre manuscrite avec le digital native
  • Les personnes à toucher : choisir de blogger, tweeter ou Facebooker une info dépend des personnes avec qui on veut partager cette news. Nos réseaux sociaux sont constitués de différentes communautés.

Depuis ces observations purement subjectives, on constate que le récepteur pèse plus sur le choix du support que l’émetteur (du moins avec les médias « personnels »), nous nous concentrons plus sur la réception de l’information que son émission (l’objectif des prises de paroles, c’est évidemment d’être compris).

Pourquoi autant de marques continuent à penser avant tout à leur force d’émission sans considérer le potentiel de réception des publics alors que même dans une situation d’émission, c’est la réception qui caractérise le choix du support?

C’est pourtant une question de bon sens, dans la vie de tous les jours, le dircom lambda comprend facilement qu’on n’utilise pas la télévision ou la radio pour faire une demande en en mariage…

Est-ce que le « volume de public touché » signifie « public touché et appâté » ? Le volume n’est pourtant pas une fin en soi, surtout quand on connait le potentiel des médias individuels.

Source : PSFK