10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #310

1. Personne ne sait d’où vient le système de notation des points au tennis (15-30-40-60). Merci Eric

2. Les oeuvres d’art subliminales des monarchistes d’après la Révolution française.

3. Nike réalise plus de 2 milliards $ de chiffre d’affaires dans des apps mobiles.

4. Comment faut-il prononcer GIF? Jif!

5. L’histoire du développement d’Amazon est intimement liée au lichen.

6. Kiloutou devait s’appeler Frankyloutou, en hommage au nom de son fondateur Franky Mulliez. Merci Etienne

7. 2/3 des Canadiens descendent des Filles du roi (des prostituées envoyées au nouveau monde pour se marier avec les forçats exilés sur place).

8. La cyber attaque de mai 2017 a coûté 120M$ à Reckitt-Benckiser.

9. Les lave-vaisselle suisses offrent un programme dédié aux fondues et raclettes. Merci Etienne.

10. Les crayons à papier sont jaunes à cause de la Chine.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #268

1.Les balles de tennis sont jaunes – optic yellow pour être précis – pour mieux être vues à la télévision.

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2. Ben, chanson qui donne son titre au 3e album solo de Michael Jackson est initialement une chanson d’amour à un rat mort tirée d’une comédie musicale sur les rongeurs. Merci Etienne

3. La légende du poisson de fer, où comment une ONG a réussi à diminuer les carences en fer des habitants du Cambodge.

4. Le gin tonic fut inventé par l’armée coloniale anglaise pour prévenir les risques de malaria.

5. 1% des vidéos Youtube compte pour 93% pour des vues et 94% du temps passé.

piratage france 2016

6. 14M de Français piratent des contenus vidéos (sans doute chaque mois mais ce graphique ne le dit pas).

7. L’histoire très européenne de la charlotte (où l’on apprend également l’origine du boudoir). Merci Elvire

kintsugi

8. Kintsugi est une discipline japonaise qui consiste à réparer les céramiques cassées avec de la poudre d’or, pour embellir les objets brisés.

9. A la manière de la lessive, le savon fait également l’objet d’un gros marché parallèle aux US. La raison : facile à voler, facile à revendre. Merci Neil

10. Comment les fabricants de voitures ont jeté le discrédit sur les chevaux pour accélérer le succès de leurs produits.

Phénomène : les sneakers

Les sneakers, c’est avant tout le nom qu’on donne aux baskets aux Etats-Unis et en Australie. Leur développement est propre à la société du loisir : à partir du moment où les gens ont eu un peu de temps pour se détendre, ils se sont naturellement mis au sport ou au chilling out. Pour ce faire, rien de tel qu’une rupture stylistique par rapport à l’uniforme qu’on porte pendant la semaine.

Quelques endorsements célèbres vont les propulser au rang d’icônes populaires : Woody Allen, Led Zeppelin ou Dustin Hoffman font partie des early adopters ayant fait sortir les sneakers du placard de la mode des célébrités. Le film Fash Times at Ridgemont High quelques années plus tard montre Sean Penn qui porte des Vans. On attribue à ce film la mode des slippers, ces sneakers sans lacets (on retrouve depuis inévitablement les Vans dans les films de Larry Clark ou Gus Van Sant) :

Le développement plus ou moins concomitant du sport business et de la street culture va ensuite relayer le phénomène. On se souvient notamment du groupe de hip hop Run DMC qui arbore fièrement des Adidas dans leur clip It’s like that. Ils ont même dédié une chanson à leurs sneakers favorites :

Côté sport, les contrats de sponsoring se multiplient, certaines vedettes deviennent des marques à proprement parler, façon Mickael Jordan.

Depuis une dizaine d’année, le mouvement prend une tournure méga opportuniste. On cherche à premiumiser dans tous les sens : séries limitées (collaborations de marques et artistes), produits de niche (baskets  écologiques ou réédition de modèles cultes), sneakers de luxe…

La sneaker est devenu un langage qui ne dénote plus seulement la décontraction. Chacun peut trouver le modèle qui correspond à son mode de vie. Les sites spécialisés et blogs (même des magazines) se multiplient. Sneakerlisting est par exemple dédié aux modèles rares.

New Balance a par exemple lancé un site où il invite ses fans à poster leurs images de sneakers pour affirmer leur personnalité et créer une communauté.

Que dire de plus? Sans doute des tas de choses, je vous écoute.

Tête de série

Pour couper court – de tennis – je ne parlerai pas de petite balle jaune dans ce post mais d’une série : the big bang theory. Un bon vieux sitcom à la Friends mettant en scène une bande de scientifiques geeks voisins d’une délicieuse bimbo. Les blagues ne sont ni décapantes ni hilarantes mais se contentent de faire sourire et c’est déjà pas mal.

L’idée de cette note, c’est plutôt de rebondir – décidemment Roland Garros nous hante – sur le caractère toujours plus segmenté des séries diffusées. Le soap opera semble renouer avec sa vocation initiale : vendre du savon à la ménagère. Dieu merci, les temps changent. Il n’y a plus que les ménagères de moins de 50 ans qui regardent la télévision mais toute la planète est gaga. Résultat : tout comme les marques furent globales dans les années 80 et 90, les marques se font aujourd’hui plus proches de leur audience et délivrent des messages taillés sur mesure.

On voit de fait éclore des séries toujours plus pointues et en affinité avec leurs cibles : feuilletons de geeks pushées par les fabricants de composants informatiques, des séries d’espions pour les téléphones mobiles et GPS, séries de beaufs pour les marques de beaufs…

Pour le plaisir, un petit extrait de TBBT où un des personnages – aussi intelligent que peu débrouillard – tombe malade :

En savoir plus sur The Big Bang Theory

Petite piqûre de rappel sur les soap operas et les séries.