10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #307

1.Croiser les jambes lorsqu’on est assis est mauvais pour le dos.

2. Le micro dosing : prendre des drogues en petite quantité pour avoir un petit effet.

3. « Perdre son âme pour un plat de lentilles » et « qui va à la chasse perd sa place » descendent de la même histoire dans la Bible : Esaü et Jacob.

4. La poitrine de Lara Croft a d’abord été une erreur de développeur, avant d’être applaudi par le marketing.

5. Cette scène de Spiderman 3 a coûté 100 millions de dollars. C’est la plus chère de l’histoire.

6. Il y a plus d’effets spéciaux dans The social network que dans Godzilla.

7. David Droga a nommé son agence à partir du nom que sa mère cousait dans ses étiquettes de vêtements : Droga5 (David étant le 5e d’une fratrie de 6). Merci Benoit

8. Plus de la moitié des millenials américains disposent d’une adresse poubelle pour recevoir des promotions ou s’inscrire à des newsletters.

9. Plutôt que de signer un chèque aux restos du coeur américains, Toyota a offert du temps d’ingénieurs pour optimiser la file d’attente, de 90 à 18 minutes en moyenne.

10. Comme de nombreuses chaines de magasins, le premier revenu de McDonalds n’est pas l’alimentation mais les loyers de ses franchisés.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #254

1.La raison pour laquelle Jesse Eisenberg parle si vite dans The Social Network : Aaron Sorkin devait faire un film de deux heures sans faire de compromis sur un scénario qui en durait trois. Merci Vincent

2. Selon le Talmud, un suspect condamné à l’unanimité par les juges devrait être acquitté. L’accord à l’unanimité trahissait une erreur dans la procédure judiciaire : une erreur était à craindre quand quelque chose semblait trop beau pour être vrai. Merci Grégoire

3. Pour la première fois de l’histoire, en 2016, les disques anciens (ayant plus de 18 mois) ont réalisé plus de vente que ceux sortis récemment.

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4. Et on se demande pourquoi les Grecs ont cette réputation un peu obscène qui leur colle à la peau. Merci Luc

5. Le Vauvert = le val-vert. Ancêtre du jardin du Luxembourg rendu célèbre Robert le Pieux qui y construit un château au 11e siècle, abandonné au 13e. Squatté par des brigands, les gens en ont peur et imaginent que la résidence est habitée par le diable vauvert.

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6. Dans les années 50 aux USA, les prêtres et la société voyaient d’un mauvaise oeil les jeunes qui se mettaient en couple trop tôt (d’où l’expression going steady), craignant des relations sexuelles précoces. Ils les encourageaient donc à entretenir des tas de relations différentes, ancêtres du date.

7. Acrasie = terme grec qualifiant le fait d’agir à l’encontre de son meilleur jugement.

8. The Quatermass Experiment est la première série adulte de science-fiction de l’histoire de la TV anglaise. A l’époque transmise en live, il n’existait aucune autre technique que de filmer une TV diffusant le film, d’où la présence de mouches à l’image.

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9. Le fait de prendre une minute pour caler une tactique dans les sports collectifs en formant un cercle les bras sur les épaules (le huddle) vient d’un éducateur qui trouva cette astuce pour que des sportifs sourds puissent se coordonner. La technique fut reprise par les entendants rapidement.

10. Selon des estimations objectivement fantaisistes, nous passerons 3,5 jours de notre vie à démêler des fils d’écouteurs.

Les start-ups et le cool : quelles leçons à retenir des groupes indies?

L’introduction en bourse de Facebook fait jaser, tout comme le rachat d’Instagram ou les levées de fond actuelles (Spotify, Pinterest… même Quora s’offre un tour de table).

Si la Valley se pique désormais de projets industriels (énergie, transports…), la hype dont jouit le social donne à penser – corrigez-moi si je me trompe – que le seul objectif de ces sociétés est de devenir populaire.

Une fois engagées dans cette voie, la plupart des sociétés signent leur arrêt de mort : créditées par le cool le temps d’un claquement de doigts, leur succès éclair les condamne à une obsolescence rapide. C’est l’histoire des Myspace et consort.

Contrairement à bien d’autres univers, les start-ups ne considèrent pas le cool comme un stock mais comme un flux. Le cool est un tremplin qui conduit au mainstream. Deux phrases du film The Social Network en témoignent :

  1. Zuckerberg évoque avec un camarade le caractère inestimable du cool de son premier site de notation d’étudiantes,
  2. Sean Parker à Zuckerberg : you know what’s cool? Not a million dollars. A billion dollars (à 1’27” du trailer ci-dessous)

L’emploi d’une chanson de Radiohead – saint patron des groupes indie devenues mainstream – pour le trailer n’est sans doute pas un hasard

Les start-ups se foutent du cool. A quelques exceptions près, elles en usent et abusent le temps d’être connues et se plient ensuite aux exigences des fonds en vue d’une levée de fonds voire d’un rachat (cf. cet étonnant centre de rehab pour mauvais projets).

Dans les années 80/90, le mouvement indie revendiquait son caractère anti-commercial. Contrairement aux start-up à la mode, le top du cool consistait à s’autofinancer et s’enregistrer dans un garage. Le cool était considéré comme un stock, pas un flux, un capital à entretenir précieusement à coup de t-shirts troués, de soirées clandestines et d’histoires d’amour tourmentées.

Si la crédibilité indie a fini par s’éroder (certains groupes étant devenus commerciaux…), elle incarne le changement de statut du cool chez les start-ups. De stock à flux.

Dans la musique comme dans le web, tous les groupes ne devraient pas chercher à devenir mainstream. Leur force, c’est leur indépendance, leur petite communauté (on verra qui sera encore sur Instagram l’année prochaine quand Tata Jacqueline l’aura utilisé en masse cet été sur son wall).

On ne devrait pas faire l’amalgame entre social, démocratique et populaire. On ne doit pas plaire à tout le monde.