Quand l’économie des réseaux n’explique pas les facteurs soft de la sociologie

Point d’information intéressant : deux chercheurs travaillant sur les sites de rencontre en ligne ont mis à jour un impact de fond sur la manière de faire de se mettre en couple dans les sociétés développées.

Alors que les liens faibles jouaient autrefois un lien prépondérant dans les rencontres amoureuses, le développement des sites de rencontre accélère les rapprochements entre parfaits inconnus.

Ce phénomène pourrait conduire à l’accroissement d’unions plus stables, puisque les tourtereaux peuvent vivre leur idylle sans être influencés par le regard de leurs connaissances communes :

And there is another surprising effect. The team measure the strength of marriages by measuring the average distance between partners before and after the introduction of online dating. “Our model also predicts that marriages created in a society with online dating tend to be stronger,” they say.

Alternatives Economiques ne manque cependant pas de préciser que ce phénomène n’empêche pas l’homogamie, à savoir la compatibilité intellectuelle de groupes sociaux dont les codes sont propres à chacun.

Bref, tout ça pour dire que même sans filter bubbles, on ne peut décidément pas facilement s’extirper de son environnement socioculturel.

Quelques belles idées issues du rapport *the future of advertising* de PSFK

Je ne suis plus fan de PSFK. A une époque, il était une destination de choix pour veiller innovations et initiatives étonnantes. Désormais, assujettis à des enjeux de monétisation, leurs contenus sont de moins bonne qualité. Et comme tous les journalistes qui essaient de parler business, ça sonne un peu faux.

Néanmoins.

Cette revue pompeusement baptisée the future of advertising livre une série de campagnes assez farfelues. Donc on adore.

Il y a cette expérience de réalité virtuelle Excedrin pour nous mettre dans la peau d’un migraineux. Il y a ces recettes Quaker dispensées via Amazon Echo. Ce bartender à distance Smirnoff qui invente un cocktail via un instagram de votre frigo. Des masques qui transforment le carnaval en Tinder AFK pour Skol. Un épisode des Simpsons en live où Homer répond aux questions des internautes.

Bravo PSFK.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #239

1.L’angle néerlandais : incliner la caméra pour accentuer la tension d’une scène.

2. La chair de poule est un reste de l’époque où nos poils se dressaient en cas de danger pour effrayer notre adversaire.

3. Le problème de Rolls-Royce : permission to own. Des dizaines d’acheteurs potentiels qui n’osent pas, qui ne se voient pas.

4. La vie de Brian a été financé par George Harrison. Merci Chloé

5. Le client caché : la version originale du winner des Messages à caractère informatif. Merci François

6. Le guichet du savoir est le service documentation des bibliothèques municipales de Lyon. Un genre de Google à la demande opéré par des humains. Exemple : pourquoi cordonnier et serrurier sont souvent la même personne? Parce qu’il existe une formation d’opérateur en cordonnerie et multi-services. Cette dernière permet l’ouverture d’une boutique réunissant ces deux activités. Merci Nathalie

7. Le rôle des océans dans l’économie. #mustsee

8. L’obsession historique des gens à vouloir se poster eux-mêmes.

9. Le Tinder du 19e siècle : un magasin offrant un registre papier sur le comptoir. Des messages sous forme d’annonces écrits dans ces pages avec une adresse de boite postale anonyme.

10. Darla dirladada est un chant traditionnel des pêcheurs d’éponges de l’île grecque de Kalymnos.

Grok This, Skip That 4 : les apps du moment qu’il faut avoir essayé

Très bon talk sur le marketing digital de Rohit Thawani, patron des internets chez Chiat Day Los Angeles.

0-3′ : Un petit rappel utile de l’humilité qui doit hanter chacun de nos actes publicitaires.

3-5 : petit topo sur les Millenials américains.

5-14′ : les plateformes de messagerie éphémère oà qui ils consacrent leur attention. Snapchat. Yo. ScreenPop. Yik Yak. Whisper. Secret. Rooms.

14-19′ : Les apps de rencontre. Tinder. Bumble. Luxy. Coffee Meets Bagel. Hinge

19 : Les apps de messageries groupées. Kik. Firechat. Rapchat.

Bottom line : vos stratégies d’activation ne sont pas one-size-fits-all. Il faut s’adapter aux canaux dans lesquels on s’aventure.

Ca vous surprend?

Les apps géolocalisées de rencontres sont fréquemment détournées

photo touriste appareil camera endroit envers mode emploi affordance usage

Chaque semaine, Adweek publie un florilège de statistiques insolites. Dans la dernière édition, nous apprenions que :

Location-based dating apps don’t creep out chilled-out millennials, right? Think again. SinglesAroundMe, a competitor to Tinder, HowAboutWe and Match.com, said 60 percent of its iPhone users are employing the app’s “Shift” option to move their real location by a few miles. So if you are a mobile-tethered single, your Valentine’s date might not be as near to your heart as you think.

Exemple typique de stratégie d’évitement, ou de braconnage, les fonctionnalités de géolocalisation de certaines apps de dating ne sont pas systématiquement utilisées. Bien au contraire.

Tout comme les messages instantanées permettent d’échanger des SMS via un identifiant temporaire (un pseudonyme) contrairement à un numéro de téléphone (plus compliqué à changer), les gens se prémunissent de la géographie pour faire des rencontres.

D’abord pour éviter de tomber sur son voisin. Ensuite pour éviter de se fâcher avec son quartier en cas de fort appétit ou de romance qui tournerait mal…

La leçon à retenir? D’abord donnez le choix. Ensuite surestimez vos publics. Finalement ne luttez pas contre leur goût de l’évitement.