Don’t fall for native advertising, opt for naive advertising. It’s free. It used to be called PR.

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This article kind of trended lately.

I Liked Everything I Saw on Facebook for Two Days. Here’s What It Did to Me

Nothing would’ve happened if a sense of criticism lied within this story but my poor English didn’t allow me to feel that. Sorry then, I couldn’t resist trashing it.

It’s time to quickly discuss the editorial quality of Wired. It’s pointless and dull. As for a lot of articles, this piece belongs to a peculiar species: naive advertising.

Who was without sin should throw the first stone. I fell for these points. A lot. About filter bubbles. About tipping points. Gladwell, Lerher, Godin… Coming from The Atlantic (this one case from today is awesome), Medium, Slate, HuffPo… These pieces are most of the time written by zealots or amateurs. Conclusions are hazardous. Most of the time it won’t go further than a few superficial observations. This is probably what make them journalism – they certainly don’t deserve the status – rather than science. Still.

It gives a very first degree lecture of a phenomenon. It doesn’t explain anything. It tries to frighten people under a citizen-friendly *slash* libertarian line. It’s just a matter of eyeballs. That’s the point of naive advertising.

I assume advertisers or even Facebook members won’t even take the time to answer. They actually recognize the emptiness by not considering it (as well as the low esteem they indirectly have of the readership). For the readers of Wired (I guess lagged middle managers trying to look cool in front of their teenage kids), it’s not fair. They engage with a trashcan and take out useless clichés.

The one about Facebook is a nugget. How in earth Wired readers don’t already know Facebook likes are serving commercial purpose? Everybody already tried to like something and everybody is now aware of the marketing consequences of these interactions.

The bottom line is: it’s either Wired responsibility to publish these pointless click baits, or as for every occasional/loyal reader of Wired, it’s time to open a new chapter and look for worthwhile content. With or without advertising.

This short outrage reminds me of the Russell Brand reaction facing commercials:

Quand SIMM-TGI se généralisera, une nouvelle race de planneur s’élèvera

La pensée complexe force à ne pas vulgariser la casualisation de phénomènes composites. La lente émergence de SIMM-TGI dans les agences de pub en est un (dont les explications sont à chercher du côté de la facilitation du recueil de données, de la fusion de TNS et Kantar, de la maturation du rapport des gens à la consommation, de la professionnalisation des agences médias, de la culture de la data…)

Nul ne sait si le célèbre logiciel Kantar dépassera un jour le salutaire tipping point, sauf ses quelques utilisateurs.

Balayons d’emblée toute critique liée à la nature de l’étude SIMM-TGI : elle possède des avantages (gros échantillon, variables nombreuses, standardisation européenne…) et des défauts (déclaratif, longueur du questionnaire, standardisation de questions culturelles…) comme n’importe quelle autre étude. Les puristes – vous les reconnaîtrez, souvent, ils vendent des études ad hoc onéreuses – pourraient objecter des jours entiers. Bogus pour bogus, autant choisir le plus utile.

L’avantage suprême de SIMM-TGI, pour un planneur comme pour tout publicitaire/marketeur, c’est de penser en fonction des gens. Utilisé en débroussaillage avant un pitch, en validation quanti après une explo ou en guide d’inspiration pour du quali, on peut en faire ce qu’on veut.

Pas une problématique, pas un résultat d’étude, pas une part de marché, pas un projet de croissance ne s’épargne un petit coup de TGI pour vérifier, analyser et mieux comprendre les raisons d’un brief. Dans l’immense majorité des cas, l’étude permet de challenger un brief en vue d’y répondre de la meilleure manière possible, gage de professionnalisme et de consolidation de sa relation client. Pas besoin d’y passer des heures, pas besoin de payer une fortune, pas besoin de faire turbiner 3 freelances. Même un junior peut miner des infos fabuleuses (ceci est un appel du pied aux capitaines de l’industrie publicitaire qui transforment avec succès les agences en usines).

Quand on a pris goût à TGI, le consumer centrism prend forme (que ceux qui estiment que ce concept est vide de sens prennent le temps de me faire changer d’avis, merci). On s’interroge sur les gens, ainsi que le contexte discursif avant de prendre la parole. N’est-ce pas la plus élémentaire des règles de bienséance?

A l’heure du marketing conversationnel ça semble pourtant évident… Ceux qui utilisent l’étude se reconnaitront. Répandons la bonne parole et faisons progresser nos métiers.

PS : ceci n’est pas un post sponsorisé mais une authentique manifestation de earned media.

La boucle est bouclée : le problème de l’hyper-choix

Qui n’a jamais ressenti un vague sentiment d’oppression en parcourant les linéaires d’un supermarché? Des milliers de références nous invitent à les choisir : par leur marque, leur couleur, leur format…

Cette conférence de Malcolm Gladwell (l’auteur du Tipping Point) raconte l’histoire d’un marketeur pionnier des années 70 : Howard Moskowitz. Il est le premier (selon le conférencier) à avoir fait prendre aux consciences aux marques qu’elles gagneraient à considérer les gens dans leur hétérogénéité plutôt que de vouloir trouver LA recette magique.

Le schéma est simple : plutôt que de chercher à satisfaire 70% des gens avec un unique produit, autant en séduire 85% avec 3 recettes du produit en question…

En d’autres termes, Howard est responsable de l’inénarrable croissance de la diversité au sein de nos linéaires. Un bien pour un mal…

Dans cette autre conférence, le psychologue Barry Scwhartz apporte un éclairage alarmant sur ce qu’il appelle “le paradoxe du choix” : plus le nombre de solution offerte à un humain est élevé, plus il lui est difficile de prendre une décision. Il patine.

Selon Barry, l’hyper-choix induit par la consommation est une des sources majeures de la dépression…

Que retenir de l’absurdité de ce cercle vicieux?

Qu’il est définitivement temps, comme l’affirment de nombreuses marques, d’écouter les gens en leur offrant des produits simples à comprendre.

Quitte à perdre les 10/15% gagnés par une segmentation agressive.

La santé mentale des 70% restants  leur en saura grès.

Vos amis sont des virus

Ce n’est pas le virus H1N1 qui inspire la rédaction de cette note mais un article publié dans le NY Times la semaine dernière. Une étude menée par deux chercheurs, Nicholas Christakis et James Fowler a identifié le phénomène de contagion d’un comportement au sein d’un groupe social.

A partir d’une étude menée dans la ville américaine de Framingham sur 15 000 habitants, les deux scientifiques prouvent que les membres d’une bande d’ami s’influencent aussi bien pour l’achat de produits (théorie déjà démontrée par les recherches de Lazarfeld et sa théorie du two steps flow of communication) que dans leurs comportements. Typiquement, si vos amis s’arrêtent de fumer ou attendent un enfant, vous avez des chances de les imiter. A contrario, les personnes qui s’éloignent de la bande d’amis auront moins de chance de reproduire votre mode de vie.

Depuis longtemps vérifiée sur certains problèmes tels que l’alcool ou la cigarette chez les jeunes, la nouveauté de cette découverte réside dans son extension à tous les comportements, l’obésité par exemple. Les deux chercheurs ne parviennent malheureusement pas à identifier le tipping point (cf. Malcolm Gladwell), soit le seuil à partir duquel une habitude passe du marginal au mainstream.

Cela me fait penser à un débat enflammé qui a eu lieu il y a quelques mois au sein de la communauté des planneurs en ligne :

A partir de cette vidéo tournée lors d’un festival de musique, les types s’arrachent les cheveux pour savoir à partir de quel moment est ce que la foule se décide à rejoindre le danseur… Qu’en pensez-vous?

Réussira-t-on grâce aux techniques de data vizualisation à identifier les schémas de contagion sur les réseaux sociaux? On en a déjà une idée pour quelques buzzs (Désirs d’avenir, entre autres) mais est ce que des sociétés ont déjà isolé le parcours contagieux de l’adoption d’une marque, d’un comportement ou de la circulation d’un virus? Est-ce que Facebook, Twitter ou Linkedin sont capables de renseigner les scientifiques?

Source : NY Times

[MàJ] : une micro conférence TED est dédiée à cette vidéo. Quelques enseignements à tirer :