Heureusement, BBH est là pour nous rappeler à quel point on s’ennuie dans les agences de pub

Je viens de trouver cette présentation grâce à Anais. 

Après leur présentation calamiteuse sur les médias sociaux, je crois qu’on peut officiellement se dire que cette agence est fossilisée dans le 20e siècle. C’est dommage.

J’en parlais hier avec un annonceur, les publicitaires voient l’internet comme un danger incontrôlable responsable de l’élection de Trump et de la faim dans le monde :

Facebook’s inability to spot Russian involvement in the US election shows that even for the most advanced, data-driven businesses, the ones involved in the really deep drilling, there’s still a load of important data lying close to the surface, ignored and untapped.

Et pour ne rien gâcher, ils se raccrochent à des théories old school. 

  1. 80% des achats sont faits par 20% des acheteurs. Ok. Est-ce une raison pour en déduire que 80% des acheteurs occasionnels ne sont pas intéressés par la pub? Faut-il investir de l’argent sur des gens qui achètent déjà?
  2. 84% de la pub n’est pas mémorable. Ok. Mais 16% de gens touchés susceptibles de changer leurs comportements c’est déjà pas mal, pas la peine de se fouetter. On ne peut pas plaire à tout le monde. D’ailleurs pourquoi mesurer le taux de mémorisation d’une campagne sur toute la population alors que le point précédent indique qu’il faut concentrer ses efforts sur une petite frange de la population?
  3.  Pas plus d’un message par message. 😬
  4. Les campagnes émotionnelles fonctionnent mieux. Oui. Le feu ça brûle et l’eau ça mouille. Oui.
  5. Les campagnes de notoriété génère plus de croissance de la part de marché (spécialement lorsque la part de voix est supérieure de 10 points à la part de marché). Ca s’appelle du carpet bombing.
  6. La création est le 2nd facteur de multiplication de l’efficacité d’une campagne. Ok mais est-ce encore un combat à mener?
  7. La création marche bien. Oui ok même point que supra.
  8. Les marques devraient dépenser 60% de leur budget pour construire leur marque et 40% en activation (aka. des activités commerciales). Peut-être. Ne perdons juste pas de vue que les dépenses publicitaires ne constituent qu’une partie des dépenses marketing d’un annonceur…
  9. ESOM : carpet bombing.
  10. -15% par semaine : on se croirait à l’époque de week in week out de Procter.
  11. La considération est bonne pour les ventes. On aurait pu croire que BBH parlerait un peu d’internet ici. Mais non. Non non. Non non NON.
  12. La TV est le média qui génère le plus gros ROI. Oui effectivement. Mais est-ce excitant créativement de produire des 30 secondes pour des séniors?

Bref, chez BBH il faut être créatif et bourriner en média. Merci d’être passé.