Le grand saut technologique

Après presque 6 ans en conseil média et 3 années en agence créa, me voici dans la tech.

Artefact est une taule d’un genre nouveau, à la croisée de l’agence dans sa capacité à imaginer, du cabinet dans sa capacité à organiser, de la start-up dans sa capacité à se développer.

Vous m’entendrez moins jouer les Cassandre au sujet des agences classiques qui ne prennent par leur virage technologique. This is it.

Me voici dans un autre camp, celui des touchpoints qui passent sous le radar, celui des interactions post-haut de funnel, des incréments et des systèmes personnalisés.

Le vieux monde se bat pour les 10% qui déclenchent le désir, le nouveau pour les 90% qui convertissent et fidélisent.

J’ai l’impression d’arriver en Californie au 19e siècle avec ma pelle sur l’épaule.

Je vous aime.

Les meilleurs médias sont souvent propriétaires

Ce cas d’Ogilvy Costa Rica a tout l’air d’un ghost mais on aime bien l’utilisation d’un touchpoint inhabituel (un peu à la manière d’Amazon annonçant mettre de la pub sur ses packagings) et propriétaire : les antennes paraboliques.

Verrons-nous un jour Canal+ sponsoriser les fans de foot qui n’ont plus le sou?

En marketing aussi, il vaut mieux vaut labourer profond que large

Mieux vaut tard que jamais pour obtenir des datas intéressantes.

Cette étude conjointe Geometry / Millward démontre que les stratégies de communication visant à provoquer de l’engagement et de la profondeur sont plus efficaces que les stratégies de reach visant prioritairement à faire de la couverture.

Un agréable pavé dans la mare de Byron Sharp doublé d’un étonnant soutien aux théoriciens des « nouveaux médias » traditionnellement plus gourous que scientifiques.

Pour la faire simple, une stratégie profonde – associée à un bon contenu créatif – génère une plus forte propension à acheter qu’une stratégie de couverture et de fréquence.

In short, while both approaches are likely to glean a return on investment, the nature of depth strategies will allow brands employing them to create greater and more sustainable impact by generating advocacy and driving repurchase.

Voici un graphique de la capacité de chaque touchpoint à produire un effet plutôt qu’un autre :

depth reach media touchpoints

Plutôt que de bastonner en TV un mauvais message, choisis un environnement où les gens viennent à toi avec du contenu créatif de qualité, genre Dove ou Red Bull. Et te voici économiquement riche, intellectuellement comblé et quasi décroissant (less is more).

Le pied.

Pour les amateurs, voici l’article complet publié sur Warc Creating_engagement_Depth_over_reach

Does UX bridge the gap between channels and content?

Chris Risdon touchpoints
For the love of classifying: I wish I could use this touchpoint taxonomy one day…

Really liked how this Chris Risdon deck integrates interactions and micro-interactions within consumer journeys.

Even if I’m not sure touchpoints « have to be humans » and I certainly disagree that it’s interactions – except if you consider a media exposure a touchpoint – considering them as answers of expressed needs by people forces us to walk a mile in people’s shoes and be more consumer driven.

In a certain way, following this definition, touchpoints are content within medias. It’s then highly important to make sure than the right channels deliver proper messages experiences.

The last slides about the « service anticipation gap » are also essential even if I mostly speak to marketers rather than true people. How many bad brands thrive despite of their poor UX?