10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #325

1.Le bâton de Bourbotte est un trophée imaginaire détenu par l’équipe nationale de football ayant battu le tenant du titre mondial. Cette image a depuis été importée dans les championnats nationaux.

2. L’anglais pudding descend du français boudin.

3. Dans l’Angleterre victorienne, les gens prennent conscience des bienfaits des bains de mer et décident de se créer des baignoires imitant l’effet des vagues.

4. Au 17e siècle au Pays valencien il était interdit d’offrir, vendre, enseigner à faire ou même faire des espadrilles en présence de juifs, arabes ou d’autres gens qui ne soient pas de notre nation. Merci Mustapha

5. La marque Scotch tient son nom d’une expression de jargon semi-raciste des années 20 assimilant les Ecossais à des radins. D’où le tartan sur le packaging du ruban adhésif.

6. Nos phalanges se rident sous l’effet de l’humidité pour accroitre notre préhension des objets. Merci Simon

7. Le canular du royaume du prêtre Jean dura pendant des siècles afin de remotiver les catholiques après la seconde croisade.

8. Le développement du soutien-gorge moderne date de la première guerre mondiale, durant laquelle les économies de métal étaient recommandées, d’où l’abandon du corset pour une structure moins gourmande en matière première.

9. La théorie du donut explique les 3 catégories de sujets devant être traités par un journaliste.

10. La SPA a été inventée en 1843 par un médecin, alarmé par le traitement réservé aux chevaux de trait.

Posséder les cartes c’est posséder le pouvoir

tordesillas

Les cartes sont un des témoignages les plus précieux de l’histoire de l’humanité.

Par devant les potentielles richesses qu’ils pouvaient rapporter de mondes inconnus, les grands explorateurs étaient chargés de cartographier leurs itinéraires. La carte constituait un atout inimaginable pour les souverains : réduire le risque des expéditions (tout en s’assurant un indéfectible soutien de la véritable puissance de l’époque : l’Eglise). Une situation en tout point similaire à celle des des startupers et capital-risqueurs actuels.

Les enchères dont font l’objet la division cartographie de Nokia montre l’importance inchangée des cartes.

D’abord parce qu’elle est une fonctionnalité clef de la mobilité (le marché le plus en développement au global, cf. deck infra).

Ensuite parce que les expertises cartographiques sont rares et nécessitent des investissements colossaux. Hormis les puissances publiques, seuls Nokia à la grande époque, Google ou Microsoft ont pu se constituer une cartographie de qualité. Même le géant Apple – pourtant richement doté – n’a pu produire un outil satisfaisant.

Finalement parce que la cartographie est gage de liberté. Celui de ne pas payer de taxe aux pionniers (cf. la manière dont Google ramasse vis-à-vis de l’usage de ses cartes), celui d’agir sans être épié.

Payer 4 milliards de dollars par une mappemonde aujourd’hui, c’est rouvrir la route des épices sans croiser un seul barbare.