Google tend une nouvelle fois la joue pour se faire accuser de censurer le web

Découvert pas l’excellente Lucie hier, l’API Google Perspective est assez dingue.

Il s’agit d’un bot modérateur de discussions qui va être capable de calmer les trolls, grâce à un algorithme de machine learning capable de scorer les interventions sur une *échelle de toxicité*.

Exemple :

On imagine sans problème les problèmes de déontologie que cela va poser.

D’abord parce que les trolls sont des trolls, pas des rhéteurs. Donc impact nul de cette mesure si ce n’est économiser la charge salariale d’un modérateur de forum.

Ensuite par les conversations sont contextuelles. Des potes qui s’insultent pour rigoler – *il est con celui-ci* ou *roh le coup de pute* – vont être censurés.

Finalement parce que Google – sur la foi de son algorithme – va se trouver plus que jamais en position de faire la loi sur ce qui est toxique ou pas, donc censurer la parole publique…

Allez :

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #158

1. Kant a inventé le porte-jarretelle.

2. Le nouveau patron Nord Am de BBH est un ancien militaire. Discipline. Merci Benjamin

3. Initialement, les péages d’autoroutes ne devaient durer que le temps d’amortir les coûts de fabrication des autoroutes. Aucune trace sur Google… Merci Karine

4. En France, les hommes vont plus souvent chez le coiffeur que les femmes.

5. McDonalds est le premier distributeur de jouets dans le monde.

6. Les plaque d’égouts sont scellées lors du Grand Prix de Monaco.

7. La vraie histoire de David et Goliath n’est pas ce qu’on croit :

8. Le dérivé de lol lulz est né des trolls : il désigne un rire moqueur. Source : Jaron Lannier

9. Le Chief Mouser du Cabinet Office.

Chief Mouser to the Cabinet Office

10. Quelques explications d’idiomes anglais :

Grognons en ligne : risques et opportunités pour les marques

power-law-participation

Attention, ce post est cheesy mais j’aimerais avoir votre point de vue sur la question.

Sur la place publique, les gens qui osent prendre la parole pour épingler les turpitudes des entreprises constituent une aubaine à double tranchant pour marques.

Au rang des opportunités, citons d’abord le maigre effectif des Ralph Nader en herbe. Si l’on en croit cette bonne vieille loi de la participation, 10% des internautes seulement sont créateurs de contenus (blogs, vidéos, commentaires…). Parmi ces 10%, combien ont le tempérament propre à afficher leur désamour d’une enseigne? Et parmi cette élite, combien de plaintes sont entendues par les entreprises incriminées? Il en reste une poignée.

La loi de la participation héberge en son sein une “sous-loi de la grogne”, réduisant à peau de chagrin le nombre effectif de réclamations.

Qu’en retirer? Primo, les marques ont tout intérêt à prendre en considération les quelques grognons, faciles à consoler. Secundo, le flooding est plus facile qu’un claquement de doigt, on peut anesthésier à peu de frais les rares initiatives constructives des gens. Tertio, quid de la masse invisible de silencieux? On sait que les petites choses façonnent majoritairement la perception d’une expérience. Est-ce que les silencieux consentent? Les marques n’auraient-elles pas intérêt à donner la parole à leurs clients de manière plus facile, plus anonyme et moins décourageante ?

Si le profil des participants online (bloggueurs, twittos and co) ne fait pas le jeu des déterminismes socioculturels bourdieusiens (cette observation fera l’objet d’un article plus détaillé dans les jours qui viennent), les anecdotes de bloggueurs influents traités comme des rois à la moindre anicroche (un VP à qui une chaîne de restaurant offre un burger suite à un desiderata tweeté ou ces bloggueuses mode qui prennent les armes à la moindre rayure sur leurs bottes Sandro) donnent l’impression que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

Les netocrates ne sont pas les seuls à mériter l’attention des marques. La fracture numérique s’exprime ici aussi. Le risque est là.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #74

1. Nous avons plus de chances de nous remettre d’une hospitalisation si notre chambre donne sur un joli parc que sur des barres d’immeubles. Une question de biophilie.

2. Janot, l’ancêtre du troll

3. La photo numérique en France. Source SIPEC.

4. L’hypothèse Gaïa de James Lovelock.

5. La RATP met à disposition des cinéastes une station de métro spéciale, baptisée Cinéma.  Profitez en pour lire l’article consacré à la Voie des Fêtes et voie navette du métro de Paris.

6. S’il y avait parité totale entre hommes et femmes dans les entreprises à travers le monde, les PNB des USA, Europe et Japon augmenteraient respectivement de 9, 13 et 16%.

7. Une superbe collection d’easter eggs (plus d’explications ici) disséminés dans des albums de musique. Merci Alex.

8. Mickael Jackson était fan de la BD Martine… C’est approuvé.

9. En 1994, Sega lance Sega Channel, une chaîne payante disponible sur le câble américain. En branchant un adaptateur à sa Megadrive, les abonnés pouvaient accéder à des jeux et tout en un tas de contenus disponibles en téléchargement.

10. En plus d’être une dynastie royale hawaïenne, Kamehameha prêta son nom à un sous-marin américain.

Stratégie de la rareté et marketing paradoxal : les marques et la psychologie inversée

La psychologie inversée est un petit procédé permettant d’obtenir quelque chose de la part d’une personne tierce. Il consiste à formuler sa requête en employant un argument contraire à ce qu’on souhaite obtenir.

Exemple : je souhaite que mon colocataire fasse la vaisselle plus souvent. Au lieu de lui demander de nettoyer ses assiettes, je vais lui proposer d’investir conjointement dans de la vaisselle jetable en vue de régler le problème.

Continue reading “Stratégie de la rareté et marketing paradoxal : les marques et la psychologie inversée”