10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #233

1. Historiquement, les dudes étaient des dandys de la fin du 19e siècle aux USA.

2. La marque de sportswear Under Armour tient son nom d’une succession de hasards bizarres. Merci Fabidoux

3. The Coca-Cola Company fut propriétaire des studios Columbia Pictures et derrière quelques cartons des années 80 : The Karate Kid, Ghostbuster, Stand by Me… La convergence, déjà…

4. Entre 1903 et 1939, l’espérance de vie d’un vainqueur du tour de France était supérieure à la moyenne nationale de 14 ans. Après la guerre, elle est devenue inférieure de 17 ans.

5. La video vixen, aka la « mégère des clips ».

6. L’odeur des Crayola vient de la graisse de boeuf.

7. David Gilmour et la SNCF.

8. Les costumiers des théâtres et opéras utilisent de la vodka pour désodoriser les tenues des acteurs. Merci Nathalie

9. Nos yeux rouges en sortant de la piscine ne sont pas dus au chlore mais à l’urine.

10. Les fabricants de téléphone investissent plus dans la R&D photo que les marques spécialisées telles que Canon, Nikon ou Fuji. Apple seul emploie 450 ingénieurs pour améliorer l’appareil photo de l’iPhone.

Peut-on encore être créatif à l’heure de l’achat programmatique?

Point intéressant de Ben Jones, directeur de création chez Google : la logique média et la logique créative s’éloignent.

Là où certains voient des convergences appelant à un rassemblement des compétences, lui tient un discours très utopico-googlien : créons des expériences servicielles plutôt qu’imposer de la grosse pub dégueu qui ne tire pas profit des technologies disponibles. Un discours louable mais trop partial.

Est-il encore possible d’être créatif via de l’achat programmatique? C’est une vraie question. Théoriquement oui mais pragmatiquement cela peut sembler paradoxal. Pourquoi réinvestir dans l’idée quand la logique de distribution est à ce point ROIste?

On a beau se raconter des histoires sur la pertinence de ciblage de l’achat à la performance qui datacatche et limite la déperdition, les questions levées par le display actuellement (50% des impressions réalisées par des bots…) tendent à montrer que ce canal est devenu un tout à l’égout.

Si tout le monde est d’accord pour reconnaitre que les formats publicitaires évoluent et qu’aujourd’hui une application servicielle peut offrir une excellente alternative à une campagne display, pas la peine de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Il y a toujours eu de la bonne pub : du guide Michelin aux bébés roller Evian en passant par une journée chez IKEA. Il y a toujours eu de la pub pourrie/inutile mais nécessaire à faire tourner des boites qui n’ont pas la culture Google mais qu’on achète quand même pour des raisons triviales : du papier toilette, des petit pois, des interrupteurs électriques ou une police d’assurance.

Contrairement à ce que pense Google égocentriquement, il n’y a pas une croisade servicielle/expérientiel contre la vieille pub. Ces deux expressions cohabitent depuis que le monde existe. Il n’y a pas de raison que le géant californien en décide autrement.

Do we have a new PAP? Oui. Ce que nous racontent les Adidas powered by Google de Kevin Rose

concurrence deloyal kiosque coincidence

L’arrivée de Google dans nos chaussures n’a rien d’imprévu, au contraire, la marque ne fait que rattraper son retard sur Nike, Adidas ou Under Armour en matière de quantifying self. Quand on se disait que Nike souhaitait devenir le “Google de notre activité physique”, on ne croyait pas si bien dire.

Autre point, la question du périmètre concurrentiel. Qui aurait misé sur Google il y a encore 3 ans pour figurer la concurrence des marques de sportswear? Une belle preuve du besoin d’ouverture d’esprit et de réalisme bottom-up. Si le californien veille  à se présenter comme un ingrédient, personne n’est dupe, les marques étant toutes en train d’amorcer leur virage serviciel, le nerf de la guerre, c’est la donnée, pas la godasse.

Troisième point : le programme Art, Copy & Code de Google pour expliquer la pub digitale aux agences. Devoir être aussi explicite est un peu insultant mais salutaire. Qu’importe, si cette initiative doit rassurer les annonceurs sur les dispositifs marketing à mettre en place pour intéresser les gens, pas de problème. L’avenir s’annonce radieux.