Plz stop predicating advertising future, you’re drunk

avenir futur pessimisme

Typical example of a blank, empty interview.

What’s the point of delivering an opinion regarding the future of advertising by gathering all the micro clichés we don’t give a fuck about?

So you really think Google, Vice and Funny or Die will kill ad land? Come on. For the past century, there always have been tons of actors gravitating around advertising agencies without killing them. Media warehouse selling creative ideas have always been around. I can’t tell you about that, I’m currently working for an ad agency which uses to be a press agency…

I also strongly disagree with this bad predicament:

When Rei Inamoto, AKQA’s Chief Creative Officer, was recently asked what the advertising industry would look like in five years time, he answered, “There will be less of it”.

Do you really think a guy working on a digital agency will give you a vision of the future where what he fights against is still as powerful as it is today? No, of course. Don’t ask the fisher monger what you’ll have for dinner.

But yes, there’re some changes. Yes there’re creative directors outside of adland, Accenture bought of a digital agency, yes young peeps no longer want to work in advertising (reading this kind of article, is it really surprising?).

But isn’t the greatest proof of advertising success? Look ahead and open your eyes. Every fucking company are now trying to catch a piece of the advertising business. Banners are the single most popular start-up business model. The coolest companies in the world such as Google or Facebook are advertising-based.

Is it really frightening?

For old sods managing advertising agency yes.

For people eager to create and spread ideas, this is totally exciting.

Faire mentir l’industrie du disque

On ne compte pas une journée sans tomber sur des articles prononçant l’oraison funèbre de l’industrie du disque.

A grands coups de communiqués de presse, les patrons des majors fustigent le téléchargement, pourrissent les artistes passés chez des tourneurs (organisateurs de concerts) ou des marques généralistes (cf. Starbucks ou Zadig & Voltaire), les projets de loi (pas assez méchants), les organismes gérant les droits…

Bref, ils ne savent plus trop sur qui taper pour faire la démonstration de leur colère asphyxie face au grand chamboulement que leur modèle économique est en train de rater.

Car la musique fait sa révolution, qu’on se le dise.

Les jeux vidéo de simulation musicale sont un carton. La fréquentation des salles de concerts augmente. On n’a jamais découvert autant de groupes amateurs ou pro (il y a du bon et du moins bon, je concède) grâce à Myspace…. La décennie aura était marquée par le sceau des Star Academy, Pop Idol et autres XX Got talents…

C(e)rise sur le gâteau, les fabricants d’instruments ne connaissent pas la crise.

Que répondrait à ça Pascal Nègre? La grossièreté de l’amalgame qu’il défend s’affiche un peu plus chaque jour. S’il y a bien une crise du disque et du support, la musique en général connait un âge d’or, au même titre que l’écriture, qu’en disent les académiciens.

Vive la musique! (toute la musique)

Concrétiser le lien qui unit une marque à ses consommateurs

Le grand dada du marketing des 10 dernières années, c’est le communautaire. Largement soutenu par l’essor des sites participatifs et autres réseaux sociaux, la notion de marque communautaire a irrigué 99% des Power Point publicitaires des noughties (la disponibilité de stock shots insipides comme l’image ci-dessus est une preuve supplémentaire).

Bon nombre de marques cherchent donc à mettre en place des dispositifs physiques ou virtuels pour sinon rassembler du moins donner un semblant d’existence à leur communauté de marques : lieux de vie ou de vente, évènements, sites web…

Le vice manifeste de cette approche désormais moutonnière, c’est le coup d’épée dans l’eau. Outre les milliers de sites recevant 45 visites par jour (dont 34 de l’équipe marketing en interne), on a vu sur nos écrans des tas de spots vomissant les bons sentiments, suintant le consensus mou : Orange, La Banque Postale, Renault, BMW…

L’approche britannique de T-Mobile me parait toutefois plus pertinente que le reste du troupeau. L’opérateur a réussi a donner une vraie street credibility a ses opérations qui par ricochet, ne sont pas perçues comme de maladroites approches commerciales mais comme des divertissements appréciés des consommateurs.

Leur crédeau : tout ce qui touche à la musique. Pas si bête. Après tout, des tas de téléphones sont également utilisés comme des Walkmans (qui a dit iPhone?).

T-Mobile a commencé par enflammer la toile avec un flash-mob totalement ouf à Liverpool Station à Londres :

Ils ont poussé le bouchon un peu plus loin quelques semaines plus tard en organisant le plus grand karaoké du monde à Trafalgar Square :

Leur dernier coup d’éclat est franchement excellent. Sentant la mayonnaise prendre avec la musique, T-Mobile a lancé une campagne en proposant à un de leur client de réaliser son rêve. Comme le hasard fait bien les choses – j’espère que cela n’est pas une conspiration, ça foutrait par terre cette note – un musicien amateur du nom de Josh Ward a été tiré au sort.

Il a donc monté un grand concert de rue, réunissant à chaque fois plus de 1000 participants à Glasgow, Londres, Edinburg et Manchester.

Universal a produit son disque qui doit sortir dans les jours à venir. Je vous laisse juger du résultat.

Comme quoi, illustrer une promesse peut être aussi simple que ça : les opérateurs téléphoniques sont des générateurs de lien social.

Source : Contagious