Notre bouquin est sorti

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Il y a 18 mois, mon copain Vincent Balusseau m’a pitché une idée folle : écrire le bouquin compréhensible sur la publicité et la data qu’il ne trouvait nulle part.

« On a eu envie avec ce guide de réhabiliter la vérité et de distinguer le fantasme de la réalité des usages et des pratiques » Vincent Balusseau

Et voilà. Le bouquin est écrit. Par la magie du concours incroyable de 15 contributeurs formidables, identifiés parmi nos admirations, nos connaissances, nos amis, nos réseaux respectifs.

Trois chapitres qui posent les bases :

  • Collecte, identification et exploitation des données, par Pierre-Eric Beneteau (Senior Manager, Converteo) dont notre partenaire le Hub offre le chapitre contre partage d’email
  • L’analyse des données appliquée à la publicité, par Dr. Laurent Flores (Professeur, Université Paris II) et Koen W. De Bock (Professeur Associé, Audencia Business School)
  • Le fonctionnement des campagnes programmatiques, par Guillaume Théaudière (DGA, UM IPG Mediabrands).

Douze contributions d’agences, régies et annonceurs qui racontent des cas d’usages avérés et compréhensibles :

  • L’utilisation des données 3rd party : le cas AXA France. Par Antoine Denoix (Chief Marketing and Digital Officer, Axa France) et Jonathan Badoux (DMP Project Manager, Axa France).
  • DMP et programmatique : le cas Samsung. Par Maral Zakarian (Head of Digital & CRM, Samsung France) et Vincent Luciani (COO, Artefact Group).
  • La création à l’ère de la dynamisation. Par Pierre-Louis Corteel de Google (Sales Manager, DoubleClick France).
  • Les méthodes d’allocation des investissements médias. Par Laure Debos (DG, Publicis Media).
  • Les outils d’ad verification et la qualité de la publicité digitale. Par Nicolas Blanc (Directeur Activation Digitale, KR Media).
  • La data au service des campagnes intégrées. Par Joe Lunn (CSO, Mindshare Australia).
  • Ciblage d’audience ou marketing de masse : une tentative de réconciliation. Par Shann Biglione (Chief Strategy Officer, Publicis Media Greater China).
  • Captation des données : le point de vue des consommateurs. Par Caroline Lancelot Mitgen (Professeur, Audencia Business School).
  • L’émergence de la « gouvernance data » au sein des organisations. Par Arnaud Parent (CEO, Havas Media Lab Global).

Vous n’imaginez pas la fierté ressentie de collaborer avec de telles pointures. C’était un honneur, un plaisir.

J’espère que ce pool de stars vous donne envie d’investir 26 euros pour enfin comprendre la réalité de la publicité data-driven sans charabia.

J’en profite également pour remercier tous les proches, amis, collègues, qui ont soutenu le projet.

Et vous bien sûr, mes lecteurs fidèles de NLQ dont l’engagement sans faille anime ce blog depuis bientôt 11 ans.

Bisous.

Le béhaviorisme est le degré zéro de la compréhension humaine : de la vision de l’invisible

enjoy-the-silence

Cette réflexion de Jonathan Ive sur les caractéristiques invisibles du design fait le jeu des poètes :

There are a lot of product attributes that don’t have sorts of measures. Product attributes that are more emotive and less tangible. But they’re really important. There’s a lot of stuff that’s really important that you can’t distill down to a number.

Passons outre la dimension émotionnelle de la perception d’un objet. Galvaudée et compliquée. Ce qui est intéressant ici, c’est la vision de l’invisible.

Personne d’autre que Ive n’est mieux placé pour mener ce genre de réflexion. Les produits Apple sont des exemples d’objets dont l’agrément dépasse l’entendement : harmonie des lignes, douceur du touché, formes pleines, couleurs douces.

En faisant en pas en arrière, l’invisible est le dénominateur commun du monde matériel.

Ce qui est visible est fruit du vide qui l’entoure. Le vide est notre moule. Le vide se mesure mal. Les premières découvertes scientifiques sur l’infiniment produirent un séisme ontologique.

Dans le dernier ouvrage de Thomas Jamet, Vincent Balusseau produit un chapitre d’anthologie sur l’ineptie des effets de champs au sujet de l’injonction à l’innovation des agences publicitaires et médias.

Cette réflexion sur l’invisible et l’intangible alimente le débat contre les thèses comportementalistes. Tout ne mesure pas. Nier cette évidence revient à nier le pouvoir du hors-champ en photographie ou en cinéma, nier l’érotisme de la lunette de soleil ou du maillot de bain. Pis, pour ceux qui ont fait un peu de théories de l’information, le béhaviorisme est le degré zéro de la compréhension humaine. Pavlov en est le meilleur représentant.

Chacun doit trouver son mode d’expression. Même en science, les méthodes expérimentales évoluent.

Tout ce qui se mesure n’est pas bon à être mesuré.

Comme dirait Claude Debussy : Music is the silence between the notes. Comme dirait Depeche Mode :