Howard Gossage nous raconte l’ère des algorithmes dans les années 50

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Je suis en train de lire la biographie de Howard Gossage, l’homme qui a perdu la compétition Volkswagen en finale contre DDB dans les années 50. Ses admirateurs le surnommaient le Socrate de San Francisco. Voilà.

En dehors d’avoir été un des très grands publicitaires de son époque (Guy Debord aurait aimé), Howard a payé de sa personne – et de sa poche – pour populariser les théories d’un grand monsieur canadien dont on parle souvent sur NLQ : Marshall McLuhan.

Pour la faire courte : Howard et Marshall avaient la même intuition vis-à-vis du degré d’engagement des différents médias. Marshall en fit une théorie – les médias chauds et les médias froids – tandis que Howard en fit son métier, produisant des campagnes toujours plus chaudes, ie demandant à son audience de se poser un peu plus d’un quart de seconde pour comprendre le message que ses marques essayaient de délivrer.

Ce court extrait interroge le statut du spécialiste à l’heure du electricity age – cf. Understanding medias de MML – celui de l’instantanéité. La division des tâches héritée de la fabrique d’épingle des Classiques est battue en brèche par l’ère de l’immédiateté. A ce titre l’expert traditionnellement assigné à un tronçon de la chaîne de valeur a 2 choix :

  • Poursuivre un labeur vertical de plus en plus aliénant au risque d’être remplacé par un robot
  • Horizontaliser son savoir-faire pour comprendre puis améliorer le process général de fabrication.

Jusqu’à preuve du contraire, seuls les hommes sont capables d’innover. Les meilleurs supercalculateurs ne font que suivre une programmation complexe, qu’ils soient quantiques ou neuronaux. Nous possédons le talent nécessaire à l’amélioration des systèmes programmables qui nous entourent.

Ce texte date des années 50.

J’espère qu’il vous rappelle vos vies.

Même au coeur d’un dispositif conversationnel, certaines marques réussissent à s’écouter parler

Jolie vidéo, un peu innocente, bon esprit.

Vous remarquez son titre? Que fait le hashtag dans l’esprit cox? Est-ce une matière de signifier l’idiome? Est-ce un hashtag visant à inspirer des conversations?

Nous sommes allés regarder le « dispositif digital d’envergure » auquel fait référence le communiqué de presse et à part 3 instas postés par les salariés de DDB, ça ne vole pas haut, malgré une superbe landing.

Le vrai souci de cette campagne, c’est qu’elle confond hashtag et signature. Un hashtag est censé inspirer ou rebondir sur une conversation existante. Pas ânonner une phrase calibrée pour figurer dans un bloc logo.

On s’attaque à VW mais 90% des marques qui hashtag en média pour générer du CTA le fond généralement mal.

C’est subtil mais c’est ce qui fait la différence entre #espritcox et #likeagirl.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #224

1. Le sisu : l’attitude scandinave qui convient aux conducteurs locaux.

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2. Milton Graser, le graphiste star des années 60 a réalisé le visuel de la dernière saison de Mad Men.

3. Ce que les Américains appellent loveseats – des canapés étroits – n’étaient pas originellement pensés pour accueillir deux amants mais des dames aux larges crinolines.

4 . Ex-propriété historique de l’entreprise Peugeot, le stade du FC Sochaux Auguste Bonal tient son nom d’un ingénieur résistant abattu en 1945 par les Allemands pour avoir tenté de ralentir la mainmise de Volkswagen sur les usines Peugeot.

5.  UC Web, le 4e navigateur mondial. Merci Sylvain

6. La dumasaphobia désigne la phobie des gens bêtes et la peur d’avoir un jour à échanger avec eux. Merci Kevin

7.  On parle toujours français au sein du parlement britannique. Merci Benjamin

8. #theorieducomplot mariage pluvieux, mariage heureux VS. mariage plus vieux mariage heureux #amédité Merci Mia

9. James Avery – l’oncle Phil du Prince de Bel-Air – était la voix de Schredder des Tortues Ninja.

10. D’abord grand peintre américain, Samuel Morse a inventé le code éponyme après avoir raté l’enterrement de sa femme

10 things I didn’t know last week #204

1. Here are the top 10 companies investing in R&D. And the winner is Volkswagen.

2.  Mark Zuckerberg and Barack Obama belong to a fellow group dressing the same day, not to « pollute their bigger decision to make » and avoir decision fatigue.

3. The foreskins of circumcised babies are often used as skin graft tissue, to help manufacture human skin, and to make anti-wrinkle skin creams.

4. Some rumors say Lionel Messi was spotted through videogame Football Manager.

5. Honey never rot. Thanks Marie

6. Parisian metro station Liège used to be called Berlin, it switched name in 1914. Same as the café liègois () which used to be viennois before WW1 . Thanks Dad

7. Tumbleweeds don’t roll but reproduce.

Cold War playground equipment

8. Cold War playground equipment was intended to foster children’s curiosity and excitement about the Space Race.

9. Ibuprofen Relieves Women’s Hurt Feelings, Not Men’s.

10. There’s a low cost weapon factory out there.

10 well written copies

And we’re back.

1. Johnnie Walker – From the Future. Live in now. Be yolo. Get drunk.

2. Audi  – Tell charles I am on my way. Smart trick.

3. Schwarzkopf – You, A Declaration of Love by Nectra Color. It’s the little thing. How many times do we have to insist?

4. Pepsi Max – Mini Hollywood. Ask for more. Ridiculously expensive but well putted

5. Maserati – Strike. The archetype of the challenger copy. Brilliantly executed

6. Saint Laurent Paris – La Nuit. Pierre Niney’s is nice, other ones less interesting. For french readers only.  Nice tagline.

7. Lurpak –  Adventure Awaits. Same old same old. Yet still epic

8. Volkswagen – Funeral. Another good example of counter rhetoric for a challenger brand at the time

9. Toronto Raptors – We the north. Ok so now we’re talking about engaging a community

10. HBO – HBO Go. The war for living room seems to be over…