Le dark social fait relativiser la représentativité du social listening

L’intérêt de la vie, c’est qu’on en apprend tous les jours. Savez-vous par exemple ce qu’est le dark social?

Il s’agit du trafic qui arrive sur un site autrement que :

  • par lien sur un site (referral)
  • par search (google)
  • directement en tapant l’adresse dans la barre d’adresse de votre navigateur.

Le dark social désigne les sources de trafic qui arrivent via :

  • le navigateur à l’intérieur des apps mobiles (facebook, twitter…)
  • email
  • chats (whatsapp, slack…)

La société Radium One estime que 70% du trafic social est dark (un chiffre qui monterait à 82% sur mobile). C’est donc indispensable de le prendre en compte quand vous souhaitez évaluer les performances de votre plan, muscler votre stratégie social média, vous faire une opinion sur ce que les gens disent ou comprendre ce qui se passe sur votre site.

Le dark social, c’est aussi le symbole d’échanges plus intimes, moins publics. Adidas en joue dans certaines villes où ses communautés de sportifs se retrouvent sur Whatsapp.

Bref, avant de vous exciter, dites vous bien que de la même manière que la plupart des conversations se produisent offline, celles qui se produisent online ne représentent que la face immergée de l’iceberg.

Le merveilleux modèle économique de l’application Clean Master

clean-master-app

C’est l’histoire d’une application mobile que les utilisateurs d’iOS ne peuvent pas connaitre. Directement héritée du monde des PC (et sa cohorte d’apps à la ccleaner), Clean Master est la 4e application – hors-jeux – la plus populaire dans le Google Play Store derrière Facebook, Whatsapp et Facebook Messenger (des chiffres de 2014, mais quand même !). Pour la petite anecdote, cette app a été lancée par le fondateur de Xiaomi Lei Jun.

Sa particularité, au-delà d’optimiser les système Android de plus de 200M de téléphones dans le monde, est qu’elle est une machine à recommander des applications.

  • Sitôt votre nettoyage de cache fait, on vous propose une nouvelle application pour optimiser encore un peu l’espace.
  • Sitôt l’optimisation de votre RAM faite, on vous propose un nouvel utilitaire pour charger sa batterie plus vite, voire qu’elle se décharge moins vite …
  • Chaque lock screen devient un interstitiel où l’éditeur pousse l’application du moment.

La clef d’entrée est le service : parce que c’est une des recherches les plus populaires sur les app stores. Le véritable produit est un moteur d’affiliation.

On aime comme ce produit a réussi à hacker nos home screens pour faire de la pub de manière plus intelligente : par le service.

Aux racines mêmes de la vieille pub : créer du divertissement (donc du service) entre 2 coupures pub.

Les applications utilisées au saut du lit dans le monde

L’ARCEP britannique Ofcom a produit un rapport sur les applications que les gens utilisent à leur réveil.

apps used morning worldwide

On y apprend pêle-mêle que les Français sont les champions du texto (comme si on avait l’habitude de recevoir des sms pendant la nuit).

Les Japonais sont plutôt branchés emails, actualité, météo et jeux.

Les Australiens sont au taquet sur les réseaux sociaux.

Les Espagnols sur les apps de messageries instantanées tierces genre Whatsapp ou FB Messenger (sans doute dû au fait que les SMS sont toujours facturés chez eux).

Vous vous sentez plutôt de quelle nationalité vous?

Le business doit être à la base du brief : arrêtez de jouer le jeu des annonceurs

S’il y a une chose contre laquelle ni un client, ni un collègue ne peut s’élever, c’est une réalité chiffrée du marché.

Faire plaisir à un annonceur en acceptant sa demande relative à un besoin de coolitude ou de rajeunissement de cible ne suffit pas.

Qu’allez-vous faire de ce brief vis-à-vis de vos créatifs? Leur demander de parler aux Millenials? Sans rien? En leur demandant d’utiliser Snapchat et Whatsapp?

Non seulement vous avez une chance sur deux d’aller dans le mur mais en plus vous vous discréditez vis-à-vis de votre annonceur.

Accepter ce genre de brief, c’est comme se lancer dans une chasse au trésor sans carte.

Le drame c’est que cette carte existe.

Quelque part dans les placards des annonceurs, dans des bases de données extérieures, dans articles de presse, dans les conversations sur les réseaux sociaux.

Nous choisissons de partir à l’aveugle par vanité.

Même si la plupart des prises de parole ne relèvent pas d’un problème à résoudre mais d’opportunités, je crois qu’il devient impératif de revenir de ce mode de pensée.

D’abord parce que la publicité gêne les gens.

Ensuite parce que la chance de trouver une bonne solution à une absence de problème est trop aléatoire, donc génère 99% de déchets.

Finalement parce que les annonceurs méritent des agences qui savent faire autre chose que des beaux dessins.

Au Brésil, Hellmann propose de l’aide culinaire sur Whatsapp

Bravo Hellmanns Brazil pour cette simple et riche innovation : proposer de l’aide culinaire sur Whatsapp. Ce n’est effectivement que le 2e réseau social mondial…

C’est la deuxième idée que je vois sur WA après Clarks, vous en avez vu d’autres?